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Catherine Bélanger Sabourin : UQAM - Université du Québec à Montréal
Au Canada, les parents ont le droit de « corriger » physiquement un enfant en usant d’une force « raisonnable ». La punition corporelle demeure un sujet délicat tant pour les parents que pour les intervenants sociaux. Elle est tantôt perçue comme éducative, tantôt comme violente. Comme les représentations sociales vont de pair avec les pratiques sociales, on peut se préoccuper des représentations des intervenants, car elles trouveront forcément écho dans leurs interventions. Cette communication vise à diffuser les résultats d’un mémoire en travail social et à partager un espace de réflexion sur le sujet. En effet, divers constats ressortent de cette recherche qualitative menée auprès de huit intervenants. La très grande majorité des participants ont eux-mêmes vécu la punition corporelle dans leur enfance et ne connaissent pas l’état actuel des lois encadrant cette pratique. De plus, les intervenants les plus favorables n’ont pas remis en question les pratiques de leurs parents et s’y fient pour définir une punition corporelle acceptable. Plusieurs nomment un sentiment d’impuissance dans l’intervention avec les parents convaincus du bien-fondé de cette pratique. Ce sentiment semble conduire à l'utilisation d'un pouvoir coercitif et d'un discours légal erroné dans l’intervention. C’est au processus de conscientisation, nécessaire au changement et à l’amélioration continue des pratiques d’intervention sociale, que cette communication souhaite contribuer.
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