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Traduction, technologie et institutions

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Geneviève Has : Université Laval

Résumé de la communication

Le Canada semble être le paradis des traducteurs. D'une part, la loi sur les langues officielles au fédéral et celles qui régissent certaines provinces obligent à traduire une masse de documents, produits et publications, ce qui fournit une charge de travail importante aux traducteurs. D'autre part, la pratique de la traduction au Canada est fortement marquée par les exigences et visées du Bureau de la traduction, ne serait-ce que parce qu'il est l'un des plus importants donneurs d'ouvrage au pays.
Les technologies langagières, nous le savons, sont solidement implantées dans l'industrie. Un bref regard vers le passé montre que les instances gouvernementales ont manifesté un intérêt remarquable pour ces technologies. Ainsi, les traducteurs canadiens ont pu profiter d'avancées uniques. Après des succès comme Termium et le GDT, toutefois, on peut se demander dans quelle direction la recherche se poursuivra. Ces réalisations sont intimement liées au soutien financier et à la volonté de ces instances. Leur diffusion l'est tout autant.
Cette communication brossera un portrait préliminaire des relations complexes qui unissent la traduction, les technologies langagières et les institutions gouvernementales. Comment chacune de ces sphères influe-t-elle sur les autres? Comment ces relations métamorphosent-elles la façon dont on traduit? Qu'en est-il de la façon dont on perçoit la traduction (tant les traducteurs que l'industrie)?

Résumé du colloque

Les métiers de la langue sont en plein essor au Canada et dans le monde. L'AILIA (Association des industries de la langue) a été créée au Canada il y a une dizaine d'années pour faire la promotion des trois grands volets de ce secteur : la traduction et l'interprétation, les technologies langagières et l'enseignement des langues (www.ailia.ca). Le CRTL (Centre de recherches en technologies langagières) est une autre instance favorisant les activités de recherche autour des technologies langagières. Des entreprises canadiennes et internationales (LSP, Language Service Providers) se spécialisent dans la fourniture de services langagiers, sous la forme de suites logicielles, de services intégrés de traduction ou de services-conseils liés aux processus de traduction ou au choix et à l’implantation de technologies langagières. Les entreprises actrices de la mondialisation sont aux prises avec des questions liées à la gestion des services langagiers : gestion des fournisseurs, du contenu ou du processus de traduction, intégration des outils langagiers et formation des langagiers à de nouveaux métiers.

Ce colloque, organisé avec l'appui du Groupe de recherche sur les collectivités en ligne de l'Université de Sherbrooke (GRECUS), donne la parole aux chercheurs et aux praticiens afin de favoriser les échanges entre les différents acteurs de la recherche liée aux technologies langagières, aux systèmes d'information, aux processus de production des traductions et au changement organisationnel. Le lien entre la pratique individuelle de la traduction et son intégration dans une logique organisationnelle est une voie encore peu explorée par la recherche en sciences sociales. Les manifestations du changement dans les processus individuels et groupaux requis par les nouvelles avancées technologiques, ainsi que les impacts sur le « soi » du traducteur de cette nouvelle complexité liée à l’informatique, sont des exemples de sujets pouvant être traités dans le cadre de ce colloque.

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
section icon Date : 11 mai 2012

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