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Nader Meddeb : Université de Montréal
Ville de pouvoir : le projet modernisateur de Bourguiba à l’épreuve d’un urbanisme d’État.
Cette recherche traite du projet modernisateur mené par le premier chef d’État tunisien, Habib Bourguiba, à l’aube de l’indépendance (1956). Elle tire profit de l’analyse de son « double » discours au sujet de ce que Sophie Bessis a taxé de « féminisme d’État » (dévoilement des femmes - de la société toute entière), pour ensuite la calquer sur son projet urbain que l’on résume dans la tentative de la percée de la médina pour un éventuel prolongement de l’ancienne avenue Jules Ferry. Voulant se réapproprier les deux visages du pouvoir qu’a vécu l’histoire de la Tunisie beylicale et coloniale, et faisant fi de l’importance patrimoniale, sociale et économique de la médina, il voulait concrétiser, moyennant un concours international pour le réaménagement de Tunis, ce que 4 plans d’aménagement ont échoué depuis 1920. Condamné à l’ombre de son propre échec, la revisite des archives de ce concours ont permis de mettre en évidence les limites d’un urbanisme d’État, et plus loin, les raisons derrière le voilement de l’espace public qu’offre l’actuelle avenue Habib Bourguiba. Une contention particulière est allouée à l’ampleur des décisions gouvernementales, le rôle du conseil expert dans la prise de ces décisions et les répercussions des actions aménagistes sur le devenir de l’espace public.
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