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Aux origines de la phénoménologie : la psychologie descriptive de Brentano et ses rapports avec la psychologie explicative

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Denis Courville : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

On peut affirmer sans crainte que la psychologie connait un essor remarquable au cours de la seconde moitié du 19e, notamment en pays de langue allemande. L'une des orientations qui fixent le développement de la psychologie moderne apparaît dès lors en Allemagne avec Wundt et la psychophysique. Considéré comme le « père de la psychologie expérimentale », Wundt définit, dans Principes de psychologie physiologique (1874), la psychologie comme l'étude de la conscience (ou des phénomènes mentaux) au moyen des méthodes de l'introspection et de la physiologie expérimentale. Une seconde orientation en psychologie se constitue en parallèle aux recherches allemandes en Autriche avec les travaux de Franz Brentano. La méthode empirique proposée par Brentano dès Psychologie du point de vue empirique (1874) consiste à analyser de façon strictement descriptive les phénomènes mentaux, laissant ainsi de côté toutes considérations d'ordre physiologique ou expérimental. La priorité accordée par Brentano à l'approche descriptive reflète moins une opposition aux recherches expérimentales en psychologie qu'une tentative de fournir, entre autres, un fondement conceptuel à cette dernière.

Nous nous proposons de présenter dans le cadre de cette communication les principes de la psychologie descriptive de Brentano, ce qui la distingue de la psychologie explicative et expérimentale ainsi que d'analyser les relations qui se nouent entre ces deux approches au sein de la philosophie brentanienne.

Résumé du colloque

Nous nous souvenons tous de cette phrase assassine qui clôturait les Thèses sur Feuerbach de Marx et Engels : « Les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde de différentes manières, ce qui importe, c’est de le transformer. » Loin d’en entériner d’emblée le constat, la Société de Philosophie du Québec (SPQ) voudrait plutôt, pour son Congrès 2013, convier les philosophes de tous horizons à réfléchir et échanger sur la manière dont la philosophie a, de tous temps, compris son efficace sur le monde. Que le moteur de l’acte de philosopher soit de transformer celui qui en est l’auteur, celui à qui il s’adresse ou encore l’objet qu’il se donne, on ne saurait douter que la philosophie même lorsqu’elle interprète le monde, cherche toujours à le transformer, lui ou ses habitants. À moins, bien sûr, que la philosophie ne soit que le reflet des changements qui s’opèrent dans le monde dont elle est issue…

S’agit-il, comme dans le cas des tentatives qui visent à définir la « vie bonne », de fournir les conditions de possibilité d’une maîtrise ou d’une production de soi, alors la philosophie se donne comme remède, hygiène, exercice ou démarche créatrice. Pour les philosophies qui prennent pour objet les pratiques sociales et les normes sur lesquelles elles s’articulent, c’est leur propre teneur théorique qui prend valeur de praxis dans un effort pour « changer la façon commune de penser » (Denis Diderot). Ainsi, qu’elle demeure purement critique ou qu’elle se donne pour fondatrice de normes nouvelles, la philosophie, toujours, cherche à atteindre les institutions qui fabriquent le sujet ou qui structurent ses relations au monde ou aux autres et d’en ébranler la légitimité.

Les questions qui sont ouvertes par ce thème sont nombreuses et cherchent à rendre possible la constitution d’échanges féconds entre philosophes issus de toutes les spécialisations et de toutes les écoles.

Contexte

section icon Thème du congrès 2013 (81e édition) :
Savoirs sans frontières
section icon Date : 6 mai 2013

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