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Véronique Jourdain : Université de Montréal
Au cours des dernières décennies, le Nouvel âge (NA) et les spiritualités dites « néopaïennes » ont attiré un bon nombre de Québécois en quête de croissance personnelle. Contrairement aux religions « révélées » pour lesquelles l'adhésion requiert une conversion formelle, les spiritualités susmentionnées se caractérisent par une appartenance plus souple où, souvent, la conversion n'est pas une option (Meintel 2005). Dans le cadre de notre exposé, nous prendrons l'exemple du druidisme pour démontrer les liens d'appartenance à la fois souples et forts qui sous-tendent ces nouvelles religions. Nous évaluerons également comment l'appartenance à ce mouvement d'origine celtique se décline pour des Québécois d'origines diverses. Enfin, nous comparerons les motivations des adeptes qui adhèrent au druidisme à celles des adeptes du wicca et de l'umbanda. La communication s'appuie sur une recherche ethnographique.
Premier travail d’envergure dans le champ des nouveaux groupes religieux au Québec, l'ouvrage Le cortège des fous de Dieu de Richard Bergeron (1982) a ouvert la voie à d’importantes recherches sur des sujets que peu d’universitaires n’avaient encore vraiment osé aborder. En appliquant une méthode originale fondée sur une vaste enquête, Bergeron a contribué à faire sortir l’analyse des nouvelles religions des polémiques théologiques pour la faire entrer dans les domaines de l’histoire des religions et de la sociologie religieuse. La fondation d’un Centre d’information sur les nouvelles religions (CINR), qui avait germé en conclusion de l’ouvrage, atteste clairement d’urgents besoins en matière d’information concernant ce phénomène perçu comme délicat et au centre de diverses controverses, de même que de la nécessité de procéder à des analyses sociohistoriques plus approfondies.
Que reste-t-il aujourd’hui de l’oeuvre de Richard Bergeron trente ans après sa parution? Son influence est-elle encore perceptible dans les débats académiques et populaires sur la question de l’innovation religieuse et des nouveaux groupes religieux au Québec? L’approche que l’auteur préconise est-elle encore valide pour analyser les innovations religieuses du 21e siècle? Quel héritage laisse Richard Bergeron pour les sciences des religions?
Tout en soulignant l’apport de l’œuvre de Bergeron à l’étude des nouvelles religions au Québec, ce colloque organisé par le Centre de ressources et d’observation de l’innovation religieuse (CROIR), en collaboration avec la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Université Laval, est l’occasion de faire le point sur ce champ d’étude, ainsi que sur les dernières recherches menées dans les universités québécoises.
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