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Maria Daura Rocha : Universidade Federal Fluminense
La ville, tant qu'il nous est permis de scruter dans les brumes du temps, a toujours été un sujet passionnant et controverse, profondément enraciné dans la pensée occidentale. Il n'existe pas de moyen de l'expérimenter, de l'observer ou d'écrire sur elle qui n'éveille pas de forts sentiments et de vives associations, puisque la ville parle et ses plusieurs voix évoquent et orchestrent de multiples réponses à ceux qui s'arrêtent pour décoder l'infinité de signes qui composent le texte imprécis de ses rues. Il paraît qu'il y a une relation de dépendance quasi affective entre la ville et ceux qui y vivent et qui lui donnent vie, parce qu'elle inspire les comportements, forge les rêves de ceux qui l'ont connue, touchée et sont bouleversés par ses mystères. Et, recréée par l'imagination des écrivains, la ville littéraire nourrit, à son tour, l'imagination des lecteurs, en se mélangeant à leurs expériences de la réalité. Ce travail a comme but d'examiner la construction symbolique de l'expérience urbaine, en analysant la représentation de la ville dans deux romans contemporains qui, pourtant, sont éloignés par le contexte social où ils ont été produits. Il s'agit de 'Budapeste', de l'écrivain brésilien Chico Buarque de Hollanda et 'Volkswagen blues', du Québécois Jacques Poulin. Dans les deux romans, l'image de la ville ne se présente pas comme un simple décor, mais elle interagit avec les protagonistes, en se donnant même un statut de personnage dans la trame romanesque.
Le colloque propose une ouverture à de nouvelles perspectives de recherche qui vont au delà des frontières connues et reconnues, qu’elles soient de nature nationales, disciplinaires ou savantes. L’orientation proposée peut déjà compter sur différents réseaux scientifiques en lettres, en arts et en sciences humaines qui, tant au Québec qu’au Brésil, voire même en France, ont permis l’articulation de nouvelles problématiques et la présentation de résultats de recherche sous forme de communications ou de publications. Parmi ces réseaux, mentionnons le Centre d’études et de recherches sur le Brésil (CERB), le groupe FIGURA/UQAM, l’AIÉQ, l’Association brésilienne d’études canadiennes, etc. Plusieurs de ces échanges universitaires se sont, par ailleurs, inspirés de la problématique de l’américanité, poussant ainsi plus loin la réflexion entre les deux sociétés.
Organisé conjointement par la chaire Fernand-Dumont sur la culture de l’INRS et le CERB/UQAM, on propose 4 pistes de réflexion axées sur les savoirs transfrontaliers :
-L’état des recherches entre le Québec et le Brésil dans différentes disciplines : littérature, arts, philosophie, géographie, histoire, sociologie, sciences politiques, gestion, économie, etc.
-L’imaginaire brésilien et l’imaginaire québécois : regards croisés en études littéraires et cinématographiques, en arts visuels, en histoire de l’art, en design, etc.
-Deux sociétés en profonde mutation : le Québec et le Brésil : multiethnicité, développement régional et développement durable, politiques sociales et problèmes sociaux, administration publique et intégrité, les systèmes d’éducation, la problématique de la jeunesse, le vieillissement.
-Les enjeux culturels dans un contexte de mondialisation : la création et la diffusion de la culture nationale (chanson, musique, théâtre, programmation télévisuelle…), l’avenir des institutions culturelles (musées, patrimoine, bibliothèques publiques), les politiques culturelles urbaines, régionales et nationales.
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