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Membre a labase
Michel Séguin : École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM
La nature coopérative des caisses Desjardins au Québec implique entre autres une gouvernance accès sur la participation des membres aux prises de décision. C'est dans cet esprit que le Mouvement Desjardins a fait de la représentativité des membres au sein de ses différentes instances démocratiques un enjeu coopératif important, et ce, depuis de nombreuses années. Cette représentativité implique entre autres que la composition des membres du conseil d'administration soit le reflet de celle des membres de la caisse. Sans prétendre que la diversité n'est qu'une affaire de genre ou d'âge, il demeure que ces deux caractéristiques démographiques ont jusqu'à maintenant servi de critère pour mesurer le niveau de représentativité des membres au sein des instances démocratiques. En effet, l'indicateur de performance « représentativité » qui fait partie du tableau de bord des caisses Desjardins mesure l'écart entre la composition des instances démocratiques et celle du membership sur la base du genre et de l'âge.
L'objectif de cette communication est de présenter un état des lieux sur la composition des instances démocratiques des caisses Desjardins pour la période 2007 – 2011. Cet état des lieux fournira des informations sur l'évolution de la représentativité sur le plan du genre et de l'âge et présentera des résultats préliminaires sur des tests qui ont été effectués pour déterminer s'il y a un lien entre cette diversité et différents indicateurs de performances.
La prise de décision conjugue toujours la distribution du pouvoir (qui décide de quoi ?) et l’évaluation (sur quelle base justifie-t-on la décision?). Les entreprises collectives (publiques et d’économie sociale) disposent de structures de pouvoir et d’évaluation différentes des autres entreprises, leur finalité mettant les parties prenantes au cœur des processus décisionnels – par voie de démocratie directe ou représentative – et des mécanismes évaluatifs – par voie de participation (volontaire) et de vérification (obligatoire).
Les notions de gouvernance et d’évaluation sont d’habitude traitées séparément. Ce colloque propose de les mettre en relation. Suivre le fil de la gouvernance jusqu’aux indicateurs permet de pousser plus loin la réflexion sur la gouvernance, et de jeter un regard neuf sur le caractère politique et social – et non simplement technique – de l’évaluation.
La première session fera un retour sur la notion de gouvernance. Quels enjeux dans le contexte actuel ? Quel lien entre gouvernance des organisations et gouvernance des réseaux? Le champ des entreprises publiques et d’économie sociale est-il fertile pour mieux comprendre le sens de la gouvernance aujourd’hui ?
La deuxième session portera sur les déclinaisons pratiques de la gouvernance dans les entreprises collectives. Quel est l’état de la gouvernance aujourd’hui? Quels sont les enjeux qui se posent? Comment envisage-t-on l’avenir ?
Les sessions en après-midi porteront sur les indicateurs. Est-ce que l’information disponible permet de prendre les bonnes décisions ? Qu’en est-il de la triple reddition de comptes ? Quels sont les indicateurs à privilégier ? Quelles sont les méthodes qui permettent de conduire des évaluations robustes et fondées par les besoins des parties concernées ? En d’autres mots, comment vit-on les exigences de la gouvernance en matière d’information?
Le mardi matin, une conférence suivie d’une table ronde seront présentées conjointement par le CIRIEC et CRISES. La table ronde portera sur l’innovation sociale.