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Claude Normandin
La reddition de comptes extrafinancière des organisations auprès de parties prenantes est en croissance et exerce une pression sur les ressources internes exigeant la mise en place de processus rigoureux et efficaces de collecte et de traitement d'une grande quantité de données.
Les organisations qui s'inscrivent dans cette tendance peuvent répondre aux indicateurs de référentiels connus (Global Reporting Initiative, Pacte mondial). Plusieurs se réfèrent aussi à des référentiels, normes ou standards propres au secteur ou au territoire où elles exercent leurs activités. L'organisation de l'information, de la collecte de données fiables et comparables à l'analyse et l'interprétation des écarts, nécessite des efforts importants alors que les outils de compilation et de coordination de l'information n'existent pas.
Dans cette optique, Fondaction, en collaboration avec la Chaire de logiciel libre en économie sociale et solidaire de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), a développé le prototype d'un logiciel en code source ouvert nommé Wiki-PIF (performance, intégration, formalisation). Son utilisation vise à faciliter la collecte, l'archivage et le déploiement des informations sur la triple performance de l'organisation et à en assurer la crédibilité tout en facilitant la validation de l'information par des auditeurs externes. Combinée au processus de vérification par un tiers, l'utilisation de l'outil contribue à garantir l'intégrité et la crédibilité de l'information publiée.
La prise de décision conjugue toujours la distribution du pouvoir (qui décide de quoi ?) et l’évaluation (sur quelle base justifie-t-on la décision?). Les entreprises collectives (publiques et d’économie sociale) disposent de structures de pouvoir et d’évaluation différentes des autres entreprises, leur finalité mettant les parties prenantes au cœur des processus décisionnels – par voie de démocratie directe ou représentative – et des mécanismes évaluatifs – par voie de participation (volontaire) et de vérification (obligatoire).
Les notions de gouvernance et d’évaluation sont d’habitude traitées séparément. Ce colloque propose de les mettre en relation. Suivre le fil de la gouvernance jusqu’aux indicateurs permet de pousser plus loin la réflexion sur la gouvernance, et de jeter un regard neuf sur le caractère politique et social – et non simplement technique – de l’évaluation.
La première session fera un retour sur la notion de gouvernance. Quels enjeux dans le contexte actuel ? Quel lien entre gouvernance des organisations et gouvernance des réseaux? Le champ des entreprises publiques et d’économie sociale est-il fertile pour mieux comprendre le sens de la gouvernance aujourd’hui ?
La deuxième session portera sur les déclinaisons pratiques de la gouvernance dans les entreprises collectives. Quel est l’état de la gouvernance aujourd’hui? Quels sont les enjeux qui se posent? Comment envisage-t-on l’avenir ?
Les sessions en après-midi porteront sur les indicateurs. Est-ce que l’information disponible permet de prendre les bonnes décisions ? Qu’en est-il de la triple reddition de comptes ? Quels sont les indicateurs à privilégier ? Quelles sont les méthodes qui permettent de conduire des évaluations robustes et fondées par les besoins des parties concernées ? En d’autres mots, comment vit-on les exigences de la gouvernance en matière d’information?
Le mardi matin, une conférence suivie d’une table ronde seront présentées conjointement par le CIRIEC et CRISES. La table ronde portera sur l’innovation sociale.
Thème du colloque :