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La nécessité de la vision en Dieu chez Malebranche : un regard sur la critique arnaldienne

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Antoine Dabrowski : Collège universitaire dominicain

Résumé de la communication

Si la philosophie de la connaissance de Nicolas Malebranche a fait l'objet d'études détaillées, il semble que sa critique par Antoine Arnauld ait été trop négligée. Nous pensons qu'une analyse de l'œuvre d'Arnauld Des vraies et des fausses idées peut enrichir notre compréhension de l'épistémologie malebranchienne. Plus particulièrement, le passage III.II.1 de la Recherche de la vérité est reconnu comme étant un endroit clef pour comprendre l'épistémologie de Malebranche. Dans ce passage, celui-ci identifie et analyse cinq manières possibles de voir le monde matériel, pour finalement défendre la vision en Dieu. La critique d'Arnauld dans Des vraies et des fausses idées, en plus d'accorder une grande importance à
l'extrait mentionné, fait constamment écho au rapport qui doit exister entre trois réalités métaphysiques: l'esprit de l'homme, le monde matériel et Dieu. Malebranche débute sa préface à la Recherche de la vérité en suggérant que tout l'enjeu de l'épistémologie consiste à déterminer comment une union est possible entre ces trois réalités. Nous proposons d'analyser comment le texte d'Arnauld est utile afin d'identifier les enjeux de cohérence qui peuvent être soulevés contre la théorie malebranchienne de la connaissance. Nous examinerons ensuite de quelle manière Arnauld permet de constater comment le développement logique de la présentation des cinq théories ne peut être compris qu'en considérant la structure métaphysique présentée au début de l'œuvre de Malebranche.

Résumé du colloque

Nous nous souvenons tous de cette phrase assassine qui clôturait les Thèses sur Feuerbach de Marx et Engels : « Les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde de différentes manières, ce qui importe, c’est de le transformer. » Loin d’en entériner d’emblée le constat, la Société de Philosophie du Québec (SPQ) voudrait plutôt, pour son Congrès 2013, convier les philosophes de tous horizons à réfléchir et échanger sur la manière dont la philosophie a, de tous temps, compris son efficace sur le monde. Que le moteur de l’acte de philosopher soit de transformer celui qui en est l’auteur, celui à qui il s’adresse ou encore l’objet qu’il se donne, on ne saurait douter que la philosophie même lorsqu’elle interprète le monde, cherche toujours à le transformer, lui ou ses habitants. À moins, bien sûr, que la philosophie ne soit que le reflet des changements qui s’opèrent dans le monde dont elle est issue…

S’agit-il, comme dans le cas des tentatives qui visent à définir la « vie bonne », de fournir les conditions de possibilité d’une maîtrise ou d’une production de soi, alors la philosophie se donne comme remède, hygiène, exercice ou démarche créatrice. Pour les philosophies qui prennent pour objet les pratiques sociales et les normes sur lesquelles elles s’articulent, c’est leur propre teneur théorique qui prend valeur de praxis dans un effort pour « changer la façon commune de penser » (Denis Diderot). Ainsi, qu’elle demeure purement critique ou qu’elle se donne pour fondatrice de normes nouvelles, la philosophie, toujours, cherche à atteindre les institutions qui fabriquent le sujet ou qui structurent ses relations au monde ou aux autres et d’en ébranler la légitimité.

Les questions qui sont ouvertes par ce thème sont nombreuses et cherchent à rendre possible la constitution d’échanges féconds entre philosophes issus de toutes les spécialisations et de toutes les écoles.

Contexte

section icon Thème du congrès 2013 (81e édition) :
Savoirs sans frontières
section icon Date : 6 mai 2013

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