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Nicholas Chatelain Lussier : UQAM - Université du Québec à Montréal
Face à la crise sociale et économique actuelle, l'économie sociale et solidaire apparaît pour plusieurs auteurs comme une solution pour les exclus. Au Brésil, les catadores illustrent parfaitement l'exclusion. Ceux-ci sont des travailleurs informels qui font la collecte de matières recyclables dans le but de les revendre et d'en tirer un petit profit, leur permettant ainsi de survivre. En œuvrant dans le secteur informel, les catadores n'ont droit à aucune protection sociale. Ils sont constamment dans une situation de vulnérabilité et lutte quotidiennement contre l'exclusion. Exploités par les 'atravessadores' (acheteurs de matières recyclables) et réprimés par les autorités publiques, certains d'entre eux sont venus former l'ASMARE, une association de 'catadores' de type productif visant à améliorer leurs conditions de vie et à lutter contre l'exclusion dont ils sont victimes. Elle est aujourd'hui la plus importante et la plus ancienne association de 'catadores' à Belo Horizonte.
Cette communication portera sur le parcours de l'ASMARE, c'est-à-dire, depuis sa formation en 1990 jusqu'à nos jours. Nous verrons comment, sous la forme d'une action collective, les 'catadores' de l'ASMARE tentent depuis plus de vingt ans à formaliser l'informel et à obtenir une reconnaissance pour leur travail. Nous présenterons nos résultats à partir d'un schéma d'analyse des initiatives locales qui nous permettra de retracer le parcours des luttes, des défis et des victoires des membres de l'association.
Le colloque propose une ouverture à de nouvelles perspectives de recherche qui vont au delà des frontières connues et reconnues, qu’elles soient de nature nationales, disciplinaires ou savantes. L’orientation proposée peut déjà compter sur différents réseaux scientifiques en lettres, en arts et en sciences humaines qui, tant au Québec qu’au Brésil, voire même en France, ont permis l’articulation de nouvelles problématiques et la présentation de résultats de recherche sous forme de communications ou de publications. Parmi ces réseaux, mentionnons le Centre d’études et de recherches sur le Brésil (CERB), le groupe FIGURA/UQAM, l’AIÉQ, l’Association brésilienne d’études canadiennes, etc. Plusieurs de ces échanges universitaires se sont, par ailleurs, inspirés de la problématique de l’américanité, poussant ainsi plus loin la réflexion entre les deux sociétés.
Organisé conjointement par la chaire Fernand-Dumont sur la culture de l’INRS et le CERB/UQAM, on propose 4 pistes de réflexion axées sur les savoirs transfrontaliers :
-L’état des recherches entre le Québec et le Brésil dans différentes disciplines : littérature, arts, philosophie, géographie, histoire, sociologie, sciences politiques, gestion, économie, etc.
-L’imaginaire brésilien et l’imaginaire québécois : regards croisés en études littéraires et cinématographiques, en arts visuels, en histoire de l’art, en design, etc.
-Deux sociétés en profonde mutation : le Québec et le Brésil : multiethnicité, développement régional et développement durable, politiques sociales et problèmes sociaux, administration publique et intégrité, les systèmes d’éducation, la problématique de la jeunesse, le vieillissement.
-Les enjeux culturels dans un contexte de mondialisation : la création et la diffusion de la culture nationale (chanson, musique, théâtre, programmation télévisuelle…), l’avenir des institutions culturelles (musées, patrimoine, bibliothèques publiques), les politiques culturelles urbaines, régionales et nationales.
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