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Ugo Collard Fortin : UQAC-Université du Québec à Chicoutimi
Depuis les dernières décennies, notre société a évolué au rythme effréné des découvertes scientifiques et des avancées technologiques. Dans le milieu scolaire québécois, ce virage se traduit par une restructuration des programmes et l'intégration de diverses disciplines scientifiques comme l'ouverture de champs inédits et prioritaires associés au DD. La formation scientifique vise désormais l'acquisition d'une culture technoscientifique favorable à la formation citoyenne. Ces changements imposent des modifications aux pratiques enseignantes. L'enseignant est confronté aux limites de ses savoirs scientifiques et aux implications économiques et sociales des connaissances qu'il enseigne. Ces conditions génèrent un climat d'insécurité freinant le changement. Une formation continue est alors mise sur pied où les enseignants forment une communauté de pratique fondée sur un engagement mutuel, un répertoire professionnel partagé et où l'implication de chacun est orientée vers une entreprise commune, soit l'appropriation de contenus notionnels reliés à l'EDD. La communauté de pratique est dotée de processus éducatifs favorables à l'apprentissage aux niveaux pédagogique et épistémologique. Des groupes d'enseignants partagent leur questionnement et leurs perceptions sur des contenus notionnels de leur pratique. Par ce partage, ils considèrent l'enseignement sous un nouvel angle et réduisent leur résistance au changement. L'analyse des données de cette recherche-action sera communiquée.
Depuis plusieurs années, en sciences de l’éducation comme dans d’autres disciplines, on observe un intérêt grandissant pour les théories historico-socioculturelles. Parmi celles‑ci, mentionnons la théorie de l’activité, la cognition située, la clinique de l’activité et les communautés de pratique. Ces théories s’inscrivent dans la foulée des travaux de Vygotski, mais tirent également leurs sources des théories du langage, de l’interactionnisme symbolique et du pragmatisme. Elles s’appuient toutes sur l’idée selon laquelle les individus apprennent et se développent par la médiation sociale et par l’utilisation et la transformation des artefacts issus de la culture à laquelle ils appartiennent. Dans cette perspective, l’étude de l’activité, de l’apprentissage et du développement ne peut être pensée en dehors d’un contexte donné et de sa dimension culturelle. Ce colloque entend examiner des propositions qui sont explicitement en lien avec les théories historico-socioculturelles, que ce soit du point de vue épistémologique, théorique ou méthodologique. Tous ensemble, nous chercherons à mieux cerner l’apport de ces théories à la compréhension et à l’intervention en lien avec l’apprentissage en contexte scolaire, mais aussi dans d’autres contextes d’apprentissage formels ou informels, par exemple, les environnements d’apprentissage numériques et hybrides, les milieux de travail ainsi que les musées. L’utilisation de ces théories amène plusieurs défis : délimitation de l’objet de recherche et de l’unité d’analyse, établissement d’un réseau d’acteurs impliqués, conciliation entre la complexité des contextes d’intervention et des impératifs de systématicité de la recherche, définitions et natures possibles de la médiation, notions de tensions et de contradictions, etc. Ce colloque se veut une occasion de favoriser le croisement de perspectives de recherche et d’enrichir la réflexion autour des théories historico-socioculturelles.
Thème du colloque :