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Jean-Simon Leclerc : Université de Montréal
L’étude du lien entre les affects des employés
et la performance en emploi constitue un courant de recherche important
(Fisher, 2003). Les liens trouvés sont toutefois souvent considérés comme
modestes, devenant pertinent d’étudier l’effet de modérateurs potentiels de
cette relation (Judge et al., 2001). Se fondant sur le concept bidimensionnel de
la santé psychologique au travail (bien-être et détresse), cette étude vise à
établir son lien avec la performance individuelle et d’évaluer l’apport d’un
modérateur potentiel de cette relation : la compétence en emploi. Pour ce
faire, un échantillon d’enseignants québécois a été utilisé (n = 542). Les instruments
utilisés pour mesurer la santé psychologique (Gilbert et al., 2011), la
compétence en emploi (Stamate, 2012) et la performance individuelle (Brien et
al., 2011) ont tous été validés. Les résultats des régressions hiérarchiques
montrent que le bien-être prédit significativement la performance (β = .18, p < .001), avec une modération
significative de la compétence (β = .15, p < .001). Pour la détresse, seul
le terme d’interaction Détresse X
Compétence prédit significativement la performance (β = -.09, p < .05).
Ces résultats suggèrent que lien santé psychologique-performance est plus fort
chez les gens s’évaluant hautement compétents en emploi. Tant le bien-être que
la détresse psychologique exercent davantage d’impact sur la performance chez
les gens hautement compétents. Les implications seront discutées.
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