Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Annabelle Caron
Lors de cette communication, le mémoire de fin d'études, tel qu'offert au baccalauréat en enseignement au préscolaire et au primaire à l'Université de Sherbrooke, sera décrit et situé dans l'ensemble des compétences professionnelles à développer en formation initiale. Nous tenterons de répondre à la question suivante : qu'apprend-on au sujet de la compétence scripturale des futurs maîtres en formation lors de l'écriture d'un mémoire professionnel? Alors que nous nous apprêtons à analyser les étapes de cet écrit professionnel, nous avons repris les différentes compétences professionnelles mises en action lors de cette activité de formation qui s'échelonne au cours de la dernière année et demie de formation des futurs maîtres. De plus, nous décrirons les différents thèmes et indicateurs qui nous guideront lors d'une étude de cas multiples. Le cas du mémoire professionnel illustre une dimension personnelle et singulière de l'écrit. En effet, Reuter et Delcambre (2002) considèrent que le rapport à l'écrit peut aussi s'envisager selon « le sens qu'il prend pour le sujet singulier qui écrit, dans le contexte singulier de la tâche d'écriture où il est engagé et dans l'histoire singulière qui est la sienne, même si une partie de ce sens et de cette histoire est socialement construite » (Reuter et Delcambre, 2002, p. 3). Afin de mieux illustrer cette dimension, nous évoquerons les résultats d'une recherche antérieure (Caron et Debeurme, 2012) qui dépeint cette réalité.
Dans l'éducation postsecondaire (ordres collégial et universitaire), tout autant qu’aux niveaux de formation antérieurs, l’écrit (lecture et écriture) est au cœur des enseignements et des apprentissages. L’appropriation des connaissances passe par des activités disciplinaires comportant des tâches de lecture et d’écriture qui concernent des types d'écrits de multiples natures et formats (textes d’information, textes littéraires, textes argumentés, rapports, textes réflexifs…). Depuis plusieurs décennies, devant les difficultés des étudiants des niveaux postsecondaires à lire et à produire les écrits demandés dans toutes les disciplines, des mesures de soutien ont été adoptées dans de nombreuses institutions d’enseignement supérieur (Donahue, 2008; Pollet, 2001; Thyrion, 2011). Du cours de mise à niveau à l’implantation de centres d’écriture en passant par des mesures d’aide ponctuelles et des programmes d’écriture, les mesures sont diversifiées et les contextes variés. Au-delà du travail effectué en dehors des cours, il importe aussi de mieux connaître quelles sont les pratiques d'accompagnement des activités de lecture et d'écriture mises en œuvre par les personnes enseignantes dans les différentes disciplines. Ce colloque tente de répondre, entre autres, aux questions suivantes : Quelles sont les mesures de soutien déployées au Québec et ailleurs pour soutenir les étudiants de toutes les disciplines aux niveaux postsecondaires (cégep et université)? Quels sont les effets de ces mesures sur la réussite des étudiants? Quelles sont les pratiques mises en œuvre dans les différentes disciplines pour soutenir le développement des compétences de lecture et d'écriture? Qu’en est-il de la recherche dans ce domaine et des voies nouvelles d'intervention?
Titre du colloque :
Thème du colloque :