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Gravel Stéphanie
Cette présentation résumera tout d'abord le programme non confessionnel d'Éthique et culture religieuse (Québec, 2008) : ses finalités, ses compétences, ses prescriptions, la posture d'impartialité demandée aux enseignants ainsi que la place réservée aux nouvelles religions dans le programme. Puis, elle analysera le lien existant entre cette exigence d'impartialité et l'intégration des nouvelles religions dans les cours d'ÉCR. Une attention particulière sera portée aux réactions de nombreux enseignants tant du secondaire que du primaire, observations réalisées lors de notre expérience en tant que conseillère pédagogique en ÉCR ainsi que lors des premiers résultats de notre recherche doctorale, « L'impartialité et le programme Éthique et culture religieuse (Québec, 2008) », dont l'objectif général est de se pencher sur l'impartialité et la diversité en contexte de neutralité. Ces données seront accessibles à partir d'observations non participantes en classe et d'entrevues semi-directives réalisées auprès de 8 à 10 cas « typiques» ou « exemplaires » d'enseignants du programme Éthique et culture religieuse du secondaire provenant d'écoles privées ou publiques de Montréal et de l'extérieur du grand Montréal. Pour conclure, nous analyserons ainsi les défis qu'engendre l'enseignement des nouvelles religions dans le cadre du programme Éthique et culture religieuse.
Premier travail d’envergure dans le champ des nouveaux groupes religieux au Québec, l'ouvrage Le cortège des fous de Dieu de Richard Bergeron (1982) a ouvert la voie à d’importantes recherches sur des sujets que peu d’universitaires n’avaient encore vraiment osé aborder. En appliquant une méthode originale fondée sur une vaste enquête, Bergeron a contribué à faire sortir l’analyse des nouvelles religions des polémiques théologiques pour la faire entrer dans les domaines de l’histoire des religions et de la sociologie religieuse. La fondation d’un Centre d’information sur les nouvelles religions (CINR), qui avait germé en conclusion de l’ouvrage, atteste clairement d’urgents besoins en matière d’information concernant ce phénomène perçu comme délicat et au centre de diverses controverses, de même que de la nécessité de procéder à des analyses sociohistoriques plus approfondies.
Que reste-t-il aujourd’hui de l’oeuvre de Richard Bergeron trente ans après sa parution? Son influence est-elle encore perceptible dans les débats académiques et populaires sur la question de l’innovation religieuse et des nouveaux groupes religieux au Québec? L’approche que l’auteur préconise est-elle encore valide pour analyser les innovations religieuses du 21e siècle? Quel héritage laisse Richard Bergeron pour les sciences des religions?
Tout en soulignant l’apport de l’œuvre de Bergeron à l’étude des nouvelles religions au Québec, ce colloque organisé par le Centre de ressources et d’observation de l’innovation religieuse (CROIR), en collaboration avec la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Université Laval, est l’occasion de faire le point sur ce champ d’étude, ainsi que sur les dernières recherches menées dans les universités québécoises.
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