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Manon Poulin : Cégep de Sherbrooke
Le programme collégial Techniques d'éducation à l'enfance (TÉE), présente un taux de diplomation inquiétant de 43 % (Statistique Canada, 2012). Aussi, les étudiants de ce programme semblent avoir des difficultés plus grandes dans deux matières où la compétence en lecture est particulièrement sollicitée, le français et en philosophie (Tardif, 2002), que dans les cours spécifiques à leur formation. S'il est connu que le rapport à la lecture des enseignants du primaire et du secondaire peut influencer le goût de lire de leurs élèves (p. ex. Dionne, 2010), aucune recherche ne s'est penchée sur ce rapport chez les éducateurs du préscolaire, où a pourtant lieu le déterminant éveil à la lecture (Myre-Bisaillon et Chalifoux, 2013). Bien que, de plus en plus, on mette l'accent sur cet éveil à la lecture, une question se pose : à quel point les futurs éducateurs en Centres de la petite enfance sont-ils outillés pour assurer cet éveil? Nous présenterons ici les premiers résultats d'une recherche visant à décrire le rapport à la lecture des étudiants en TÉE, ces futurs éducateurs. Les données ont été colligées au moyen d'un questionnaire adapté de celui de Lebrun (2004), et d'entretiens individuels. Ces résultats descriptifs, traçant un premier portrait du rapport à la lecture des étudiants de TÉE, permettront de nous interroger quant à l'influence de ce rapport sur les futurs lecteurs qu'ils éduqueront et d'émettre des recommandations en vue d'adapter l'offre de formation collégiale.
Dans l'éducation postsecondaire (ordres collégial et universitaire), tout autant qu’aux niveaux de formation antérieurs, l’écrit (lecture et écriture) est au cœur des enseignements et des apprentissages. L’appropriation des connaissances passe par des activités disciplinaires comportant des tâches de lecture et d’écriture qui concernent des types d'écrits de multiples natures et formats (textes d’information, textes littéraires, textes argumentés, rapports, textes réflexifs…). Depuis plusieurs décennies, devant les difficultés des étudiants des niveaux postsecondaires à lire et à produire les écrits demandés dans toutes les disciplines, des mesures de soutien ont été adoptées dans de nombreuses institutions d’enseignement supérieur (Donahue, 2008; Pollet, 2001; Thyrion, 2011). Du cours de mise à niveau à l’implantation de centres d’écriture en passant par des mesures d’aide ponctuelles et des programmes d’écriture, les mesures sont diversifiées et les contextes variés. Au-delà du travail effectué en dehors des cours, il importe aussi de mieux connaître quelles sont les pratiques d'accompagnement des activités de lecture et d'écriture mises en œuvre par les personnes enseignantes dans les différentes disciplines. Ce colloque tente de répondre, entre autres, aux questions suivantes : Quelles sont les mesures de soutien déployées au Québec et ailleurs pour soutenir les étudiants de toutes les disciplines aux niveaux postsecondaires (cégep et université)? Quels sont les effets de ces mesures sur la réussite des étudiants? Quelles sont les pratiques mises en œuvre dans les différentes disciplines pour soutenir le développement des compétences de lecture et d'écriture? Qu’en est-il de la recherche dans ce domaine et des voies nouvelles d'intervention?