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Patricia Akiobe : Université Laval
Les innovations financières permettent aux établissements bancaires aujourd’hui de gérer le risque et de répondre à leurs besoins de liquidités. Elles prennent la forme in fine de titres et de produits financiers échangés sur des marchés de gré à gré, en général entre institutions financières et entreprises industrielles ou commerciales. Le canal utilisé la plupart du temps est donc la titrisation qui, elle aussi, se met en place à l’aide de plusieurs autres instruments dérivés (entre autres les obligations adossées à des créances, le papier commercial, les couvertures de défaillances…). Apparue sous le nom de «securization» aux États-Unis, la titrisation est une opération financière qui consiste à transformer les créances en titres négociables sur un marché donné. Auparavant, les banques octroyaient le crédit, prenaient le risque et le surveillaient. Désormais, elles créent le crédit, ne le gardent plus et s’empressent de le transmettre. Nous sommes passés du modèle ‘’création-garde-suivi’’ à un modèle ‘’création-titrisation-distribution’’. Mais, la titrisation a été utilisée de manière désabusée et irraisonnable; ce qui a d’ailleurs eu pour conséquence de créer le blocus du marché en 2007 lors de la crise immobilière aux États-Unis. Ainsi, ne conviendrait-il pas de se poser la question de savoir comment améliorer l’encadrement de cette innovation financière et par la même, résoudre le problème d’arbitrage règlementaire dont il fait preuve?
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