Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Thérèse Laferrière : Université Laval
L'école éloignée en réseau (ÉÉR) est un modèle en voie de mise en oeuvre au Québec. L'apprentissage collaboratif et l'enseignement ainsi que l'activité de construction des connaissances au sein et entre les classes caractérisent l'ÉER. Nous présenterons l'écologie des interactions aux niveaux macro, méso et micro, au sein de laquelle le modèle ÉER a pris racine, et s'est progressivement institutionnalisé en alternative à la fermeture d'une petite école en raison de préoccupations quant à la capacité de l'école à fournir une éducation de haute qualité aux étudiants. Pour le repérage des principales tensions/contradictions au cours de l'activité de mise en œuvre de cette innovation, nous avons procédé à une relecture au moyen du cadre conceptuel d'Engeström (1987, 1999) des notes ethnographiques et des rapports techniques accumulés. Aujourd'hui, l'ÉÉR est devenu l'école en réseau (ÉER). S'il a perdu l'un de ses « accents », ce modèle sert de canevas pour la mise en œuvre de l'école en réseau dans le système éducatif québécois.
Depuis plusieurs années, en sciences de l’éducation comme dans d’autres disciplines, on observe un intérêt grandissant pour les théories historico-socioculturelles. Parmi celles‑ci, mentionnons la théorie de l’activité, la cognition située, la clinique de l’activité et les communautés de pratique. Ces théories s’inscrivent dans la foulée des travaux de Vygotski, mais tirent également leurs sources des théories du langage, de l’interactionnisme symbolique et du pragmatisme. Elles s’appuient toutes sur l’idée selon laquelle les individus apprennent et se développent par la médiation sociale et par l’utilisation et la transformation des artefacts issus de la culture à laquelle ils appartiennent. Dans cette perspective, l’étude de l’activité, de l’apprentissage et du développement ne peut être pensée en dehors d’un contexte donné et de sa dimension culturelle. Ce colloque entend examiner des propositions qui sont explicitement en lien avec les théories historico-socioculturelles, que ce soit du point de vue épistémologique, théorique ou méthodologique. Tous ensemble, nous chercherons à mieux cerner l’apport de ces théories à la compréhension et à l’intervention en lien avec l’apprentissage en contexte scolaire, mais aussi dans d’autres contextes d’apprentissage formels ou informels, par exemple, les environnements d’apprentissage numériques et hybrides, les milieux de travail ainsi que les musées. L’utilisation de ces théories amène plusieurs défis : délimitation de l’objet de recherche et de l’unité d’analyse, établissement d’un réseau d’acteurs impliqués, conciliation entre la complexité des contextes d’intervention et des impératifs de systématicité de la recherche, définitions et natures possibles de la médiation, notions de tensions et de contradictions, etc. Ce colloque se veut une occasion de favoriser le croisement de perspectives de recherche et d’enrichir la réflexion autour des théories historico-socioculturelles.
Thème du colloque :