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Joanie Thibault-Couture : Université de Montréal
Le Nigéria est un pays de paradoxes : d’une part, il est marqué par l’instabilité politique et la fragmentation de la société autour de clivages ethniques, régionaux et religieux qui ont souvent menacé jusqu’à son existence. D’autre part, en dépit de cette situation, le Nigeria reste le géant du continent, met en œuvre des stratégies d’influence et parvient à construire un consensus entre les élites sur les objectifs fondamentaux de la politique étrangère. Cette communication vise à identifier les origines internes de ce consensus entre les élites sur les fondements de la politique étrangère.
En nous inspirant du néoinstitutionnalisme sociologique, nous émettons l’hypothèse que deux mécanismes expliquent la construction de ce consensus : la socialisation commune des élites bureaucratiques et l’application de principes consociatifs. Ces deux mécanismes engendrent un amoindrissement des tensions dans les échelons élevés du processus décisionnel par rapport à la nature conflictuelle au niveau social. Nous montrons en outre que la portée de ce consensus change avec le temps : très fort durant l’« âge d’or » de la reconstruction et du rayonnement de l’État nigérian dans les années 1970, il a évolué vers un consensus de façade qui sert de plus petit dominateur commun aux élites dans les années 1980.
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