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Les relations de l'évaluation aux objets culturels dans trois moments de la pensée autrichienne

SM

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Siegfried Mathelet : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Menger et Brentano ont vu dans une théorie subjective des valeurs le fondement des objets culturels et ont situé le fondement des valeurs dans un acte d'évaluation. Nous retracerons le type de relations envisagé entre cet acte et son produit, objet des sciences culturelles, dans trois grands moments distincts de la pensée autrichienne Ceci pour montrer comment une réflexion sur les relations fonctionnelles permet le passage d'un individualisme méthodologique à une approche structurale, tout en spécifiant le contenu affectif et cognitif des objets culturels. Le premier moment concerne la fondation de l'École d'économie autrichienne par Menger qui introduit le problème de l'évaluation comme fondement des objets culturels à travers sa conception des institutions. Le second moment concerne le débat entre Ehrenfels et Meinong sur l'acte d'évaluation, lequel revoit le rôle du jugement dans sa relation aux autres types d'actes et à l'objet en question. Le troisième concerne la façon dont Stumpf et Twardowski conçoivent et approchent cette relation entre l'acte ou les actes producteurs et l'objet culturel. Nous constatons que le passage de l'individualisme méthodologique à une approche structurale de l'objet des sciences de la culture se fait par une réflexion caractéristique de la pensée autrichienne sur les types de relations entre un ou des actes fondateurs et l'objet culturel.

Résumé du colloque

Nous nous souvenons tous de cette phrase assassine qui clôturait les Thèses sur Feuerbach de Marx et Engels : « Les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde de différentes manières, ce qui importe, c’est de le transformer. » Loin d’en entériner d’emblée le constat, la Société de Philosophie du Québec (SPQ) voudrait plutôt, pour son Congrès 2013, convier les philosophes de tous horizons à réfléchir et échanger sur la manière dont la philosophie a, de tous temps, compris son efficace sur le monde. Que le moteur de l’acte de philosopher soit de transformer celui qui en est l’auteur, celui à qui il s’adresse ou encore l’objet qu’il se donne, on ne saurait douter que la philosophie même lorsqu’elle interprète le monde, cherche toujours à le transformer, lui ou ses habitants. À moins, bien sûr, que la philosophie ne soit que le reflet des changements qui s’opèrent dans le monde dont elle est issue…

S’agit-il, comme dans le cas des tentatives qui visent à définir la « vie bonne », de fournir les conditions de possibilité d’une maîtrise ou d’une production de soi, alors la philosophie se donne comme remède, hygiène, exercice ou démarche créatrice. Pour les philosophies qui prennent pour objet les pratiques sociales et les normes sur lesquelles elles s’articulent, c’est leur propre teneur théorique qui prend valeur de praxis dans un effort pour « changer la façon commune de penser » (Denis Diderot). Ainsi, qu’elle demeure purement critique ou qu’elle se donne pour fondatrice de normes nouvelles, la philosophie, toujours, cherche à atteindre les institutions qui fabriquent le sujet ou qui structurent ses relations au monde ou aux autres et d’en ébranler la légitimité.

Les questions qui sont ouvertes par ce thème sont nombreuses et cherchent à rendre possible la constitution d’échanges féconds entre philosophes issus de toutes les spécialisations et de toutes les écoles.

Contexte

section icon Thème du congrès 2013 (81e édition) :
Savoirs sans frontières
section icon Date : 6 mai 2013

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