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Lynn Peplinski : Inuit Heritage trust
Mettre les toponymes traditionnels sur les cartes officielles représente un défi au Nunavut. Des milliers de toponymes ont été acheminés au gouvernement du Nunavut au cours des dernières années afin qu'ils soient officiellement adoptés. Des milliers d'autres doivent s'ajouter aux cartes officielles du Nord canadien.
Que peut-on faire pour s'assurer que ces noms trouvent enfin leur place sur les cartes? De nos jours, les terres occupent une grande place dans la vie des gens pour des raisons récréatives ou pour trouver de la nourriture. Pour leschasseurs inuits du Nunavut, des cartes avec des toponymes traditionnelsdeviennent essentielles. Contrairement à l'époque où tout le monde vivait surla toundra et voyageait en famille et où les noms de lieu étaient connus detous, les Inuit d'aujourd'hui ont besoin de cartes avec des toponymesappropriés. Que ce soit en été par bateau ou en hiver par motoneige, les gensparcourent de grandes distances, communiquant entre eux en inuktitut par radio à ondes courtes. Les cartes sont une façon fiable d'en apprendre davantage sur ces lieux traditionnels afin de les transposer dans le monde moderne. Le Nunavut est unique au Canada pour sa grande quantité de toponymes traditionnels toujours en usage localement. Les initiatives du Inuit Heritage Trust visent à les répertorier et à recueillir l'information pertinente auprès des communautés du Nunavut. Nous présenterons quelques-unes de nos cartes et commenterons celles que préfèrent les Inuit.
Le présent colloque vise à mettre en valeur le développement nordique de l’intérieur, c’est-à-dire du point de vue des populations autochtones qui y vivent depuis des millénaires, qu’elles soient inuit, crie, naskapie, innue, anishnabe ou atikamekw; s’ajoute également la population autochtone des milieux urbains régionaux localisée dans le moyen nord québécois. Dans les débats qui ont mobilisé des milliers de personnes autour du fameux Plan Nord du gouvernement québécois depuis les trois dernières années, très peu de place a été laissée jusqu’à maintenant aux approches du développement proposées par les peuples autochtones eux-mêmes, à leurs propres visions du progrès, de l’économie, de l’environnement et de la vie sociale. L’exercice vise à examiner de manière un peu plus ciblée les expériences, les savoirs, les expertises et les aspirations des Peuples autochtones des régions nordiques de la province en matière de développement : comment ce développement est-il envisagé par les jeunes, les femmes, les aînés, les hommes? Quelles postures ont adopté les instances politiques au regard des nouveaux enjeux? Quelles avenues alternatives, le cas échéant, ont été proposées? Ce colloque permettra également de faire le bilan des dernières décennies en matière d’exploitation des ressources renouvelables et non-renouvelables, toujours du point de vue des premiers concernés. En effet, le territoire nordique a été abondamment exploité et transformé depuis les années 1970. Des traités ont été signés avec les Peuples autochtones, des milliers de kilomètres de route ont été tracées, de nouvelles frontières territoriales ont été délimitées. Pourtant, les discours récents autour du Plan Nord en ont rarement fait état. Le territoire nordique demeure un monde méconnu et mal connu. En réunissant des acteurs du monde académique et du monde autochtone, ce colloque sera l’occasion d’élargir le débat et d’explorer de nouvelles avenues de recherche.
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