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Sariette Batibonak : Aix-Marseille Université
Le processus de libéralisation politico-économique du début des années nonante a culminé dans l’adoption de plusieurs lois ouvrant l’accès à l’exercice public des associations religieuses favorisant le foisonnement des pentecôtismes sur le territoire camerounais. Dans ce sens, Boyer (2005) constate que le pentecôtisme encourage « l’effervescence » par la « puissance » et les dons du « Saint-Esprit ». Ces charismes constitueraient un « capital » permettant de présenter une offre religieuse plurielle fondée sur la lutte contre les « sorciers » souvent issus du cercle familial.Comment le discours pentecôtiste contribue-t-il à l’imaginaire sorcellaire, à l’imaginaire des croyances dans la société et en particulier chez les adeptes ? Comment expliquer la récurrence des discours porteurs de violence des pasteurs au sujet de la sorcellerie ? Cette réflexion vise à ethnographier le vaste champ des églises de guérisons et de délivrances au Cameroun, traversé par les politiques de délivrance basées sur la « witchdemonology ».
Dans cette dynamique culpabilisatrice, le tissu familial, base de la structure sociale, est touché par les discours sorcellaires constructeurs de l’imaginaire des membres de la société. Ce paradoxe de la famille potentiellement source de danger et espace de sécurité, incline à présager un équilibre fragile et précaire l’exposant aux turbulences débouchant parfois sur des sociabilités nouvelles.
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