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Publications scientifiques et tyrannie de la diffusion : le cas de la bibliothèque numérique «Les Classiques des sciences sociales»

Résumé de la communication

Dans l'optique de la « science ouverte », nombreuses sont les initiatives issues de différentes régions du monde qui donnent en partie ou en totalité un libre accès à des publications scientifiques en sciences sociales telles que Érudit, Cairn, Revues.org, Persée, DOAJ, REDALYC, AJOL, AsiaJOL, Academia.edu, etc. La bibliothèque numérique francophone « Les Classiques des sciences sociales », qui diffuse gratuitement plus de 5000 œuvres – contemporaines et classiques –, participe de cette tendance. On peut y télécharger des publications récentes encore en circulation, d'autres tombées dans le domaine public au Canada et même des œuvres inédites de chercheurs souhaitant qu'elles soient plus accessibles. Une telle initiative bouleverse les règles traditionnelles du monde de l'édition. Cette communication proposera une réflexion sur les motifs liés à la publication et les logiques de diffusion scientifique. Ceci, dans le contexte où publier dans des revues scientifiques « reconnues » est un des impératifs pour les étudiants au doctorat, qui aspirent à une carrière universitaire, tout comme pour les chercheurs débutants, et une porte d'entrée nécessaire pour les bourses et subventions de recherche. Il sera donc question de réfléchir au libre accès aux publications scientifiques en relation avec les indicateurs de performance dans les milieux universitaires, qui influencent le choix des revues et, plus généralement du média où publier.?

Résumé du colloque

La science ouverte (open science) recouvre au moins quatre grands aspects de la pratique scientifique : 1. l'accès libre pour tous les internautes à toutes les publications scientifiques arbitrées par les pairs (le libre accès), 2. le partage en ligne des données de recherche (la science en ligne), 3. la science collaborative (ou citoyenne) qui inclut des chercheurs non professionnels dans les projets de recherche et, 4. la science 2.0 qui regroupe les réseaux sociaux et blogs où s'expriment de plus en plus les chercheurs, y compris pour présenter et mettre en débat leurs hypothèses. L'existence même de ces nouvelles pratiques est une révolution par rapport aux pratiques conventionnelles de la science : articles publiés dans des revues payantes, données protégées ou secrètes, exclusion des non-pairs, confinement à la parole scientifique institutionnelle (dans les revues ou les livres). Selon les pays, les universités et les disciplines, cette révolution s'effectue à des vitesses différentes. Où en sont les chercheurs et les universités francophones?

Afin d'éclairer les chercheurs et les administrateurs universitaires sur les avantages et les conséquences des différentes pratiques de la science ouverte, ce colloque rassemble des spécialistes de différents pays qui feront un état des lieux et des débats sur trois de ces thèmes. Cet état des lieux permettra aussi de débattre de la façon dont ces pratiques devraient être considérées dans les programmes de recherche et de formation des universités québécoises et dans la future politique nationale de recherche et d'innovation du Québec. Une table ronde sur les dépôts institutionnels en accès libre rassemblera d'ailleurs des représentants de la plupart des universités québécoises.

Ce colloque sera aussi l'occasion de présenter une nouvelle revue, Sciences, éthique et sociétés, et de tenir l'assemblée générale annuelle de l'Association science et bien commun.

Contexte

section icon Thème du congrès 2013 (81e édition) :
Savoirs sans frontières
section icon Date : 6 mai 2013

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