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Réalités et dynamiques territoriales de l'économie sociale au développement du Bas-Saint-Laurent

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Majella Simard : Université de Moncton

Résumé de la communication

Depuis plusieurs années, l'économie sociale (ÉS) exerce un rôle d'avant-plan au Bas-St-Laurent (BSL). S'inscrivant d'abord dans le cadre d'un mouvement communautaire régionaliste, elle tend aujourd'hui à constituer un modèle de développement visant à satisfaire des besoins que l'appareil étatique et le secteur privé ne parviennent pas à combler. Les 533 entreprises d'économie sociale (EÉS) du BSL sont fortement ancrées dans leur milieu respectif. Elles s'appuient sur des acteurs qui s'investissent dans le développement socioéconomique dont les effets se manifestent différemment d'un endroit à l'autre. L'objectif de cette communication consiste à évaluer la contribution des EÉS à l'élaboration d'un nouveau modèle de gouvernance territoriale au BSL. De type quantitatif, l'approche méthodologique retenue est celle d'une recherche exploratoire. L'administration d'un questionnaire auprès de 129 gestionnaires d'EÉS a permis d'évaluer les représentations sociales de ces acteurs quant à la mise en œuvre de ce paradigme en fonction de diverses catégories de milieux. La dimension sociale est mesurée à partir de variables telles que le capital social, la perception à l'égard de l'entreprise, le réseautage, le partenariat et la gouvernance. Quant à l'aspect économique, le nombre d'emplois créés, les ressources mobilisées, les relations d'affaires et la contribution de l'entreprise au développement local sont les principaux paramètres préconisés.

Résumé du colloque

La prise de décision conjugue toujours la distribution du pouvoir (qui décide de quoi ?) et l’évaluation (sur quelle base justifie-t-on la décision?). Les entreprises collectives (publiques et d’économie sociale) disposent de structures de pouvoir et d’évaluation différentes des autres entreprises, leur finalité mettant les parties prenantes au cœur des processus décisionnels – par voie de démocratie directe ou représentative – et des mécanismes évaluatifs – par voie de participation (volontaire) et de vérification (obligatoire).

Les notions de gouvernance et d’évaluation sont d’habitude traitées séparément. Ce colloque propose de les mettre en relation. Suivre le fil de la gouvernance jusqu’aux indicateurs permet de pousser plus loin la réflexion sur la gouvernance, et de jeter un regard neuf sur le caractère politique et social – et non simplement technique – de l’évaluation.

La première session fera un retour sur la notion de gouvernance. Quels enjeux dans le contexte actuel ? Quel lien entre gouvernance des organisations et gouvernance des réseaux? Le champ des entreprises publiques et d’économie sociale est-il fertile pour mieux comprendre le sens de la gouvernance aujourd’hui ?

La deuxième session portera sur les déclinaisons pratiques de la gouvernance dans les entreprises collectives. Quel est l’état de la gouvernance aujourd’hui? Quels sont les enjeux qui se posent? Comment envisage-t-on l’avenir ?

Les sessions en après-midi porteront sur les indicateurs. Est-ce que l’information disponible permet de prendre les bonnes décisions ? Qu’en est-il de la triple reddition de comptes ? Quels sont les indicateurs à privilégier ? Quelles sont les méthodes qui permettent de conduire des évaluations robustes et fondées par les besoins des parties concernées ? En d’autres mots, comment vit-on les exigences de la gouvernance en matière d’information?

Le mardi matin, une conférence suivie d’une table ronde seront présentées conjointement par le CIRIEC et CRISES. La table ronde portera sur l’innovation sociale.

Contexte

section icon Thème du congrès 2013 (81e édition) :
Savoirs sans frontières
section icon Date : 6 mai 2013

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