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Chantal Bouffard : Université de Sherbrooke
La demande du député Woodworth, de créer un comité spécial pour déterminer à quel moment un foetus deviendrait humain, de même que celle pour les tests prénataux servant à déterminer le sexe des fœtus, s’appuient sur la science et les traditions religieuses et culturelles. Elles partagent aussi le pouvoir de forcer les femmes et les jeunes filles à se reproduire ou à mettre fin à une grossesse. Ces revendications rendent compte d’une forme de violence structurelle dont il a été très peu question jusqu’ici. Cette présentation 1) explore les types de coercitions reproductives qui sont exercés sur les femmes et 2) la contribution de la reprogénétique à la perpétuation et au raffinement de la violence structurelle.
Méthodologie : Analyse thématique et socio-éthique de la littérature (PubMed, ERIC, FRANCIS, etc).
Résultats :Les femmes subissent plusieurs formes de coercition reproductive relatives à l’obligation d’enfanter ou d’avorter. Les débats sur le statut du fœtus, de même que le développement des tests de diagnostic prénatal non invasifs, nous obligent à nous demander quel est, au prix de leurs corps, de leur vie et de leur santé, le tribut qu’on exige des femmes pour perpétuer certaines valeurs et idéologies culturelles.
Conclusion : Nos sociétés de savoir placent encore le corps des femmes et des jeunes filles, à l’interface du contrôle de l’organisation sociale et de la consolidation des intérêts et des pouvoirs familiaux, politiques, religieux ou autres
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