pen icon Colloque
quote

Synthèse de nanoparticules inorganiques par la méthode de micelles inverses

AR

Membre a labase

Anna Ritcey : Université Laval

Résumé de la communication

Depuis plusieurs années, nous nous intéressons à la préparation de nanoparticules par la méthode de micelles inverses. Cette méthode permet un contrôle fin de la taille des particules ainsi que la synthèse d'architectures « cœur-coquille ». Nos études portent sur la synthèse de nanoparticules inorganiques contenant des lanthanides. Les ions lanthanides possèdent des propriétés luminescentes, incluant l'émission dans l'infrarouge proche, recherchées pour plusieurs applications en imagerie biomédicale. En outre, le gadolinium, avec sept électrons non-appariés, possède un moment magnétique important et ainsi constitue un agent de contraste de choix pour l'imagerie par résonance magnétique. L'objectif principal de nos travaux et de préparer des nanoparticules de diverses architectures afin d'établir les relations entre leur structure et leur propriétés. Nous avons démontré que la précipitation de fluorure d'yttrium en présence des micelles inverses conduit à la formation de nanoparticules monocristallines et de taille très bien définie. Des particules luminescentes sont obtenues par dopage avec l'europium. L'ajout d'une coquille de fluorure de gadolinium a également été démontré. Finalement, des mesures préliminaires en résonance magnétique nucléaire démontrent que la coquille gadolinium est en mesure de réduire le temps de relaxation de l'eau.

Résumé du colloque

Les nanomatériaux sont utilisés en recherche biomédicale et en médecine. Par exemple, des nanoparticules magnétiques permettent de suivre des cellules par imagerie de résonance magnétique; des particules poreuses permettent de livrer des médicaments de façon sélective pour certains organes; l’utilisation de nanoparticules d’argent est à l’étude, afin de contrôler la prolifération bactérienne; des particules pseudovirales sont utilisées pour le développement de nouveaux vaccins. Afin de pouvoir prendre toute leur place dans la médecine de demain, les différentes nanotechnologies doivent faire l'objet d'études approfondies : tout d'abord, la synthèse de ces produits doit être parfaitement reproductible; ensuite, les particularités de leurs propriétés physico-chimiques doivent être étudiées en profondeur et avec grande précision; la surface des nanoparticules et des nanomatériaux doit souvent être recouverte de molécules ou polymères permettant d'en augmenter la stabilité colloïdale et la biocompatibilité. Finalement, la stabilité chimique et colloïdale des particules et les mécanismes de dégradation des nanomatériaux doivent être étudiés en profondeur, et les risques de toxicité cellulaire, physiologique et histologique doivent être évalués. Ainsi, le domaine des nanoparticules et des nanomatériaux pour la médecine recèle des enjeux complexes et interreliés.

Les nouveaux systèmes de nanoparticules doivent cependant faire l’objet d’une évaluation attentive et poussée, afin de bien comprendre leurs mécanismes physico-chimiques et biologiques intrinsèques, leur biodistribution lorsque injectés dans un organisme, les potentiels risques de toxicité liés à leur utilisation dans le vivant, ainsi que leur impact éventuel dans la médecine diagnostique et thérapeutique de demain.

Contexte

section icon Thème du congrès 2013 (81e édition) :
Savoirs sans frontières
section icon Date : 6 mai 2013

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :