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Olivier Gravel : Université Laval
La torréfaction de la biomasse lignocellulosique en tant que prétraitement dans le but d'en augmenter la densité énergétique est une étape préalable nécessaire à plusieurs conversions thermochimiques. Ici, une torréfaction de la biomasse pré-trempée dans un liquide ionique est proposée et étudiée comme alternative aux méthodes conventionnelles de torréfaction sèche et humide afin de stimuler la vitesse de torréfaction et d'améliorer la qualité du produit solide. Pour ce faire, du tremble, du bouleau et de la sciure de bois ont été torréfiés entre 240 et 280°C après imprégnation par les liquides ioniques [Emim][OTf], [Emim][BF4] et [Hmim][NTf2]. Cette torréfaction a été comparée à la torréfaction sèche relativement au rendement massique et énergétique ainsi qu'à la densité énergétique, à l'hydrophobicité et au gain ultime en humidité du produit solide par des tests thermogravimétriques et en lit fixe. Aux mêmes conditions, la vitesse de décomposition de la biomasse imprégnée de liquide ionique se trouve considérablement augmentée en comparaison avec la torréfaction sèche. La torréfaction en liquide ionique mène aussi à une plus grande densité énergétique et une plus grande hydrophobicité du produit, qui se traduit par une réduction de 40 à 45% de son gain ultime en humidité. Finalement, l'accumulation de cendres dans les liquides ioniques réutilisés pour plusieurs cycles de torréfaction est étudiée en tant que facteur potentiellement responsable de leur décomposition.
Organisé dans le cadre de l’ACFAS 2013 par le C3V (Université Laval) en partenariat avec le CCVC (Centre en chimie verte et catalyse).
L’étude des catalyseurs représente un des grands courants de la recherche moderne. Les Prix Nobel en chimie de 2001, 2005, 2007 et 2010 étaient dans le domaine de la catalyse : 2001, Knowles, Noyori et Sharpless pour leur travail sur la catalyse homogène asymétrique; 2005, Chauvin, Grubbs et Schrock pour leur travail sur la catalyse homogène et hétérogène; 2007, Ertl pour ses études des pots catalytiques et de la synthèse d’ammoniac; 2010, Heck, Negishi et Noyori, pour la catalyse homogène. Ce n’est pas une coïncidence si les trois grandes maisons d’éditions scientifiques, ACS (American Chemical Society), Wiley-VCH et le RSC (Royal Society of Chemistry), ont lancé des journaux en catalyse en 2009 (Wiley-VCH, ChemCatChem) et en 2011 (ACS Catalysis et RSC, Catalysis Science & Technology). Ces nouveaux journaux reflètent l’épanouissement de la catalyse comme une science moléculaire.
La chimie verte et la catalyse constituent une nouvelle façon d’aborder la chimie dans son ensemble. La chimie verte est un domaine intrinsèquement multidisciplinaire. Elle fusionne des concepts allant de la chimie moléculaire (organocatalyse et catalyse homogène) à la physique et chimie de l’état solide (photocatalyse, catalyse hétérogène). La mise en œuvre de ces concepts demande une expertise dans la conception des réacteurs catalytiques, dans l’analyse environnementale, en génie chimie et génie agroalimentaire, et dans l’application de diverses techniques de spectroscopie, de microscopie et de diffraction.
Plusieurs aspects d’une chimie plus verte par voie de la catalyse seront abordés durant le colloque :
- la catalyse hétérogène et la chimie verte;
- le développement de réactions catalytiques hétérogènes par voie de la nanoscience;
- les nouveaux outils pour la synthèse moléculaire verte;
- les nouveaux outils numériques pour le développement de la chimie verte;
- la conception des surfaces et interfaces : applications vertes;
- études moléculaires de la chimie des surfaces.
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