Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Mathieu Hamelin : Université de Montréal
Dans les dernières années, le Représentant spécial de l’ONU sur la question des droits de l’homme et des sociétés transnationales a clairement statué que les entreprises ont le devoir de respecter les droits humains dans l’ensemble de leurs relations d’affaires, partout sur la planète. Selon les principes adoptés par l’ONU, les entreprises doivent être proactives et prendre des moyens pour ne pas se rendre complices de violations aux droits, par exemple au sein de leur chaine d’approvisionnement. Ne rien faire n’est pas une option valide. Mais la gouvernance des chaines de production n’est pas une mince tâche. Les processus de fabrication sont plus fragmentés que jamais et se composent d’une multitude de fournisseurs dispersés dans plusieurs pays et à divers niveaux de la chaine. Dans ce contexte, comment les entreprises peuvent-elles s’acquitter de cette responsabilité ? Nous avons exploré cette question. L’une des avenues est la réalisation d’une vérification diligente continue afin de prévenir les violations potentielles aux droits humains et de corriger celles qui n’ont pu être évitées. À l’aide de données provenant d’entrevues réalisées à Hong Kong et à New Delhi auprès d’auditeurs et de consultants, nous analysons les conditions nécessaires à la réussite de cette vérification diligente et les problématiques qui en découlent. Nos résultats montrent que les principes théoriques et la réalité du terrain se confrontent souvent mais ne sont pas incompatibles.
Thème du communication :
Domaine de la communication :