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Caroline Marion : Université Laval
Au Québec, la production de connaissances en éducation a été des plus prolifiques ces trois dernières décennies. Juste sur les concepts attenants à la réussite scolaire, de multiples connaissances ont été produites en termes de caractéristiques, d'éléments à considérer, de solutions, voire d'approches ou de pédagogies révélées plus efficaces. Sur le concept de réussite scolaire seulement, cela totalise près de 45 000 publications scientifiques et professionnelles ces dix dernières années (EBSCO). Considérant toutes ces connaissances parues sur la réussite scolaire, les taux de diplomation et de décrochage au Québec ont de quoi susciter des interrogations. Si ces taux relèvent de causes multiples, ils questionnent sur la prise en compte réelle des connaissances issues de la recherche (CIR) dans les milieux de pratique. De ce fait, en éducation, il y aurait toujours un décalage important entre les connaissances produites et celles utilisées véritablement (Landry, Becheikh, Amara, Ziam, Idrissi et Castonguay, 2008; Lemire, Bigras et Eryasa, 2011). En ce sens, si des chercheurs s'inscrivent dans des actions orientées sur le transfert des CIR et malgré la mise en place de dispositifs axés sur leur vulgarisation et la formation continue, il semble que leur transfert soit un problème persistant et complexe. Aussi, la présentation portera sur l'exploration d'un modèle d'accompagnement innovateur qui réunirait des conditions centrales reliées à un transfert efficace.
Le transfert des connaissances constitue un domaine de recherche en émergence et encore peu de chercheurs s’y intéressent. Pourtant, le transfert des connaissances représente un enjeu de taille pour les organisations, peu importe leur secteur d’activité, et suscite une vive mobilisation sur le terrain. Les raisons pouvant expliquer le peu d’enthousiasme de la communauté scientifique envers le sujet sont sûrement nombreuses. Ceci s'explique notamment par le fait que le terme même de « transfert des connaissances » demeure flou et partage la scène avec plusieurs autres termes semblables : application des connaissances, gestion des connaissances, courtage de connaissances, etc. Il est donc parfois difficile de s’y retrouver, parmi toutes ces nuances. Un second enjeu dans l’étude du transfert des connaissances réside dans sa mesure, et les balises pour mesurer le transfert des connaissances restent à déterminer. Comment mesure-t-on le transfert des connaissances ? Est-ce possible de mesurer un tel construit ? Quel est le meilleur angle pour étudier le transfert des connaissances ? Doit-on examiner à la fois les processus, les déterminants, les effets, etc. ? Est-ce en utilisant des devis qualitatifs ou quantitatifs ? Bref, les chercheurs voulant s’attaquer au transfert des connaissances sont confrontés à de nombreux défis pouvant freiner leur élan et leur motivation à s’investir dans le domaine. Le présent colloque vise à exposer les enjeux relatifs à l’étude du transfert des connaissances, à en discuter et à partager les résultats des plus récentes études sur le sujet.
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