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Cadre d'analyse de l'apprentissage réalisé en situation de travail, plus particulièrement dans le cadre de communautés de pratique

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Sandra Coulombe : UQAC-Université du Québec à Chicoutimi

Résumé de la communication

L'apprentissage en situation de travail (ast) par son caractère autodirigé, implicite et tacite représente un objet difficile à étudier. Il se déploie au-delà des frontières du travail prescrit et rémunéré et fait appel aux apprentissages réalisés informellement. L'ast inclut des aspects de la cognition individuelle, s'imprègne de la culture organisationnelle et s'opérationnalise lors de la participation des individus aux activités authentiques d'une situation de travail. S'appuyant sur une perspective sociale de l'apprentissage (Wenger, 2005), le cadre d'analyse conjugue des principes liés aux fondements des apprentissages de Vygotski soit 1) la construction des apprentissages réalisés grâce aux interactions des individus (Vygotski, 1978) et ceux préconisés par Wenger (1998, 2005) soit 2) l'engagement dynamique et significatif de l'individu dans la réalité et 3) la recherche de cohérence des pratiques et des actions posées puis partagées par les individus. Cette communication propose un cadre d'analyse des apprentissages réalisés en situation de travail. Il émerge de deux projets de recherche-action différents qui avaient pour objectifs de modéliser les processus et les stratégies pour apprendre en situation de travail. Nous exposerons ainsi trois processus, nommés « Construire », « se représenter et rendre significatif » et « réseauter-partager-adapter » et plusieurs stratégies pour apprendre en situation de travail.

Résumé du colloque

Depuis plusieurs années, en sciences de l’éducation comme dans d’autres disciplines, on observe un intérêt grandissant pour les théories historico-socioculturelles. Parmi celles‑ci, mentionnons la théorie de l’activité, la cognition située, la clinique de l’activité et les communautés de pratique. Ces théories s’inscrivent dans la foulée des travaux de Vygotski, mais tirent également leurs sources des théories du langage, de l’interactionnisme symbolique et du pragmatisme. Elles s’appuient toutes sur l’idée selon laquelle les individus apprennent et se développent par la médiation sociale et par l’utilisation et la transformation des artefacts issus de la culture à laquelle ils appartiennent. Dans cette perspective, l’étude de l’activité, de l’apprentissage et du développement ne peut être pensée en dehors d’un contexte donné et de sa dimension culturelle. Ce colloque entend examiner des propositions qui sont explicitement en lien avec les théories historico-socioculturelles, que ce soit du point de vue épistémologique, théorique ou méthodologique. Tous ensemble, nous chercherons à mieux cerner l’apport de ces théories à la compréhension et à l’intervention en lien avec l’apprentissage en contexte scolaire, mais aussi dans d’autres contextes d’apprentissage formels ou informels, par exemple, les environnements d’apprentissage numériques et hybrides, les milieux de travail ainsi que les musées. L’utilisation de ces théories amène plusieurs défis : délimitation de l’objet de recherche et de l’unité d’analyse, établissement d’un réseau d’acteurs impliqués, conciliation entre la complexité des contextes d’intervention et des impératifs de systématicité de la recherche, définitions et natures possibles de la médiation, notions de tensions et de contradictions, etc. Ce colloque se veut une occasion de favoriser le croisement de perspectives de recherche et d’enrichir la réflexion autour des théories historico-socioculturelles.

Contexte

section icon Thème du congrès 2013 (81e édition) :
Savoirs sans frontières
section icon Date : 7 mai 2013

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