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Karine Souffez
Le transfert des connaissances est au cœur de la mission de l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). Depuis 2010, un projet organisationnel est en vigueur afin de systématiser les pratiques de transfert des connaissances à l'INSPQ. Ce projet consiste à soutenir les équipes scientifiques à l'interne dans l'élaboration de plans de transfert des connaissances, une pratique jugée prometteuse pour adapter les interventions de transfert en fonction des besoins et du contexte des utilisateurs des connaissances. Si le projet présente déjà des résultats positifs, il soulève également des enjeux sur le plan de la structuration des ressources, de l'infrastructure requise pour soutenir un tel changement, et de l'évaluation des retombées. Collaborer avec des réseaux de chercheurs spécialisés en transfert des connaissances autour de ces enjeux représente, pour l'INSPQ, l'opportunité de s'appuyer sur les plus récentes avancées dans ce champ et la possibilité de bénéficier d'une expertise rigoureuse pour évaluer la portée de ses activités. Néanmoins, cela soulève aussi des défis importants, notamment sur le plan méthodologique, compte tenu des besoins de recherche variés, complexes et « contextuels » de l'INSPQ. Cette présentation traitera de ces considérations à l'occasion de la table ronde sur les enjeux et défis des collaborations de recherche en transfert des connaissances.
Le transfert des connaissances constitue un domaine de recherche en émergence et encore peu de chercheurs s’y intéressent. Pourtant, le transfert des connaissances représente un enjeu de taille pour les organisations, peu importe leur secteur d’activité, et suscite une vive mobilisation sur le terrain. Les raisons pouvant expliquer le peu d’enthousiasme de la communauté scientifique envers le sujet sont sûrement nombreuses. Ceci s'explique notamment par le fait que le terme même de « transfert des connaissances » demeure flou et partage la scène avec plusieurs autres termes semblables : application des connaissances, gestion des connaissances, courtage de connaissances, etc. Il est donc parfois difficile de s’y retrouver, parmi toutes ces nuances. Un second enjeu dans l’étude du transfert des connaissances réside dans sa mesure, et les balises pour mesurer le transfert des connaissances restent à déterminer. Comment mesure-t-on le transfert des connaissances ? Est-ce possible de mesurer un tel construit ? Quel est le meilleur angle pour étudier le transfert des connaissances ? Doit-on examiner à la fois les processus, les déterminants, les effets, etc. ? Est-ce en utilisant des devis qualitatifs ou quantitatifs ? Bref, les chercheurs voulant s’attaquer au transfert des connaissances sont confrontés à de nombreux défis pouvant freiner leur élan et leur motivation à s’investir dans le domaine. Le présent colloque vise à exposer les enjeux relatifs à l’étude du transfert des connaissances, à en discuter et à partager les résultats des plus récentes études sur le sujet.
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