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Créer un environnement virtuel de recherche inclusif : le «Reciprocal Research Network» initié en Colombie-Britannique

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Susan Rowley : University of British Columbia

Résumé de la communication

Le «Reciprocal Research Network» (RRN, <http://www.rrncommunity.org > ) est un environnement virtuel basé sur la collaboration et la réciprocité. Co-dévellopé par trois communautés autochtones de Colombie-Britannique — Musqueam Indian Band, Stó:lo Nation/Tribal Council, and the U'mista Cultural Society — , et le musée d'anthropologie de l'Université de Colombie-Britannique, avec la participation d'une douzaine d'autres institutions culturelles, le réseau se propose d'explorer et de mettre en valeur les collections des musées et des archives concernant le patrimoine culturel des Premiers Peuples.

Ce réseau de recherches réciproques a pour but d'ouvrir un espace permettant de réunir les objets, les personnes, le territoire, la langue et les traditions. Un grand nombre de musées doivent leur existence à la collecte intensive d'objets et autres biens acquis durant la période d'expansion coloniale des XVIIIe et XIXe siècle. Conservés souvent à des grandes distances et ainsi aliénés de leur communauté d'origine, ces biens et objets sont très difficilement accessibles aux individus et aux communautés qui considèrent ces collections partie de leur héritage. Par le RRN, les Premières Nations peuvent voir ces objets et collections et développer leurs recherches de leurs propres points de vue et connaissances, ainsi que d'engager un travail de collaboration avec les chercheurs universitaires.

Résumé du colloque

Le rapatriement occupe l’actualité muséale depuis quelques décennies. Au Canada, aux États-Unis, en Australie et en Nouvelle-Zélande notamment, de réelles avancées ont eu lieu dans le domaine du retour des restes humains, l’établissement d’une nouvelle éthique et d’un nouveau respect entre les musées centraux et les communautés sources. Notamment suivant des politiques et lois telles que le NAGPRA aux États-Unis, mais aussi avec l’évolution des mentalités et des pratiques de (re)conciliation comme au Canada. Les avancées sont nettement moins probantes en ce qui a trait aux objets culturels significatifs. Les communautés sources peinent à faire valoir leurs droits sur les objets de leur patrimoine, voire même la possibilité d’y avoir accès. Les musées centraux sont réticents à laisser aller les collections qui fondent leur notoriété. Des exemples internationaux occupent le devant de la scène, telles des frises du Parthénon qui opposent la Grèce à la Grande-Bretagne. Le mouvement entrepris par les peuples autochtones envers les anciens empires coloniaux s’y apparente en partie, mais pas entièrement. Une lutte symbolique pour la reconnaissance des droits fondamentaux est engagée et le rapatriement d’objets en est un épiphénomène. Le territoire et la culture sont au centre des considérations. D’autres groupes culturels minorisés ou spoliés ont entrepris de telles démarches. L’exploration des ressemblances et différences des actions entreprises comme les façons d’aborder ces questions seront riches d’enseignement. Plusieurs études de cas seront présentées. Par ailleurs, il est de plus en plus question de rapatriement virtuel, les technologies de l’information permettant un échange d’information à plus grande échelle et à plus grande distance. Ces nouvelles technologies apportent-elles de nouveaux moyens ou sont-elles uniquement un moyen d’esquiver les demandes, permettant aux musées centraux de conserver les objets, en un simulacre de partage d’informations avec les communautés sources?

Contexte

section icon Thème du congrès 2013 (81e édition) :
Savoirs sans frontières
manager icon Responsables :
Julian Whittam
section icon Date : 7 mai 2013

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