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Discussions toxiques? L'incivilité en ligne et ses effets sur les perceptions des sciences

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Dominique Brossard : University of Wisconsin-Madison

Résumé de la communication

Bien que la majorité du public nord-américain suive les développements scientifiques sur l'Internet, les travaux de recherche analysant ce contexte de communication scientifique sont encore balbutiants. Les environnements d'information en ligne diffèrent des environnements traditionnels sur un certain nombre de dimensions. Tout d'abord, l'article d'information autonome appartient de plus en plus au passé. Les nouvelles en ligne sont maintenant de plus en plus contextualisées par des informations provenant des lecteurs eux mêmes. Cela inclut les commentaires répondant à des blogs, ou sur Facebook la possibilité d'« aimer » un article, ainsi que les divers systèmes de notation accompagnant les articles d'information en ligne. Parallèlement, le discours discourtois, une préoccupation croissante dans la rhétorique américaine, se manifeste de plus en plus dans les commentaires du public, ce qui conduit parfois les journalistes scientifiques et leurs institutions à éliminer les commentaires et donc à limiter des échanges qui pourrait être constructifs. D'autre part, laisser des commentaires discourtois sans savoir quelles en sont les conséquences n'est bien sûr pas optimal.

Nous présentons une étude examinant l'effet des discours discourtois dans les commentaires d'un blog scientifique sur les attitudes publiques envers les sciences. Notre expérience repose sur un échantillon de la population américaine (N=2.000) et utilise les nanotechnologies comme contexte d'information.

Résumé du colloque

La science ouverte (open science) recouvre au moins quatre grands aspects de la pratique scientifique : 1. l'accès libre pour tous les internautes à toutes les publications scientifiques arbitrées par les pairs (le libre accès), 2. le partage en ligne des données de recherche (la science en ligne), 3. la science collaborative (ou citoyenne) qui inclut des chercheurs non professionnels dans les projets de recherche et, 4. la science 2.0 qui regroupe les réseaux sociaux et blogs où s'expriment de plus en plus les chercheurs, y compris pour présenter et mettre en débat leurs hypothèses. L'existence même de ces nouvelles pratiques est une révolution par rapport aux pratiques conventionnelles de la science : articles publiés dans des revues payantes, données protégées ou secrètes, exclusion des non-pairs, confinement à la parole scientifique institutionnelle (dans les revues ou les livres). Selon les pays, les universités et les disciplines, cette révolution s'effectue à des vitesses différentes. Où en sont les chercheurs et les universités francophones?

Afin d'éclairer les chercheurs et les administrateurs universitaires sur les avantages et les conséquences des différentes pratiques de la science ouverte, ce colloque rassemble des spécialistes de différents pays qui feront un état des lieux et des débats sur trois de ces thèmes. Cet état des lieux permettra aussi de débattre de la façon dont ces pratiques devraient être considérées dans les programmes de recherche et de formation des universités québécoises et dans la future politique nationale de recherche et d'innovation du Québec. Une table ronde sur les dépôts institutionnels en accès libre rassemblera d'ailleurs des représentants de la plupart des universités québécoises.

Ce colloque sera aussi l'occasion de présenter une nouvelle revue, Sciences, éthique et sociétés, et de tenir l'assemblée générale annuelle de l'Association science et bien commun.

Contexte

section icon Thème du congrès 2013 (81e édition) :
Savoirs sans frontières
section icon Date : 7 mai 2013

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