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Plusieurs auteurs (Wenger, 1998, Bresler, 2004) soutiennent que les communautés de pratiques s'avère un moyen favorable au partage de connaissances et à la co-construction des savoirs. Notre recherche doctorale a permis d'analyser les effets d'un dispositif d'accompagnement et de formation pour soutenir les enseignants à travers un processus réflexif sur leur pratique effective en salle de classe (Granger, 2012). Pour y arriver, des groupes de réflexions et des entrevues semi-dirigées ont été réalisés. Les énoncés ont été analysés de manière qualitative avec les logiciels DRAP et QDA Miner. Le journal de bord a servi à nuancer les propos. Les résultats obtenus nous ont permis de dégager des conditions d'accompagnement favorables à l'engagement des enseignants et de souligner différents points de tension (Grangeat, 2011) qui doivent être pris en compte par les formateurs. Afin d'élargir notre compréhension du travail de médiation qui s'opère au sein de ces regroupements professionnels, nous avons appliqué ce dispositif à trois écoles secondaires dans le but de définir avec eux le rôle de l'enseignant-ressource et de contribuer à une transformation des pratiques pédagogiques au sein leur établissement. Dans cette présentation, nous souhaitons rendre compte des premiers résultats obtenus et relever les éléments de continuité et de rupture observés avec le précédent modèle d'accompagnement. Nous terminerons en soulignant les défis méthodologiques de ces dynamiques collaboratives.
Depuis plusieurs années, en sciences de l’éducation comme dans d’autres disciplines, on observe un intérêt grandissant pour les théories historico-socioculturelles. Parmi celles‑ci, mentionnons la théorie de l’activité, la cognition située, la clinique de l’activité et les communautés de pratique. Ces théories s’inscrivent dans la foulée des travaux de Vygotski, mais tirent également leurs sources des théories du langage, de l’interactionnisme symbolique et du pragmatisme. Elles s’appuient toutes sur l’idée selon laquelle les individus apprennent et se développent par la médiation sociale et par l’utilisation et la transformation des artefacts issus de la culture à laquelle ils appartiennent. Dans cette perspective, l’étude de l’activité, de l’apprentissage et du développement ne peut être pensée en dehors d’un contexte donné et de sa dimension culturelle. Ce colloque entend examiner des propositions qui sont explicitement en lien avec les théories historico-socioculturelles, que ce soit du point de vue épistémologique, théorique ou méthodologique. Tous ensemble, nous chercherons à mieux cerner l’apport de ces théories à la compréhension et à l’intervention en lien avec l’apprentissage en contexte scolaire, mais aussi dans d’autres contextes d’apprentissage formels ou informels, par exemple, les environnements d’apprentissage numériques et hybrides, les milieux de travail ainsi que les musées. L’utilisation de ces théories amène plusieurs défis : délimitation de l’objet de recherche et de l’unité d’analyse, établissement d’un réseau d’acteurs impliqués, conciliation entre la complexité des contextes d’intervention et des impératifs de systématicité de la recherche, définitions et natures possibles de la médiation, notions de tensions et de contradictions, etc. Ce colloque se veut une occasion de favoriser le croisement de perspectives de recherche et d’enrichir la réflexion autour des théories historico-socioculturelles.
Thème du colloque :