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Laurence Plouffe : Université de Montréal
Malgré l'abondance de nouvelles informations validées empiriquement au cours des dernières années pour le traitement des troubles alimentaires (TA), un nombre important d'intervenants n'utilise pas les pratiques démontrées efficaces par la recherche. Dans une perspective d'intervention multidisciplinaire, l'évaluation des programmes d'interventions des organismes communautaires est nécessaire afin d'offrir des services adéquats qui s'appuient sur des données probantes. Anorexie et Boulimie Québec (ANEB Québec) est un organisme communautaire sans but lucratif dont la mission consiste à assurer une aide spécialisée aux personnes souffrant d'un TA. Dans l'optique d'améliorer les pratiques adoptées par les intervenants de l'organisme, une évaluation du contenu empirique du programme de formation pour les groupes de soutien fermés est envisagée. Toutefois, avant de procéder à cette évaluation, une étude de faisabilité doit être conduite afin de s'assurer que l'évaluation du programme est réalisable. Cette démarche vise à définir objectivement les activités du programme, à clarifier ses buts, à fixer des objectifs réalistes, à identifier des indicateurs de performance ainsi qu'à explorer des plans d'évaluation alternatifs. Les priorités d'ANEB Québec en matière d'évaluation de ses pratiques et l'utilisation future des résultats de l'étude par l'organisme seront exposées.
Le transfert des connaissances constitue un domaine de recherche en émergence et encore peu de chercheurs s’y intéressent. Pourtant, le transfert des connaissances représente un enjeu de taille pour les organisations, peu importe leur secteur d’activité, et suscite une vive mobilisation sur le terrain. Les raisons pouvant expliquer le peu d’enthousiasme de la communauté scientifique envers le sujet sont sûrement nombreuses. Ceci s'explique notamment par le fait que le terme même de « transfert des connaissances » demeure flou et partage la scène avec plusieurs autres termes semblables : application des connaissances, gestion des connaissances, courtage de connaissances, etc. Il est donc parfois difficile de s’y retrouver, parmi toutes ces nuances. Un second enjeu dans l’étude du transfert des connaissances réside dans sa mesure, et les balises pour mesurer le transfert des connaissances restent à déterminer. Comment mesure-t-on le transfert des connaissances ? Est-ce possible de mesurer un tel construit ? Quel est le meilleur angle pour étudier le transfert des connaissances ? Doit-on examiner à la fois les processus, les déterminants, les effets, etc. ? Est-ce en utilisant des devis qualitatifs ou quantitatifs ? Bref, les chercheurs voulant s’attaquer au transfert des connaissances sont confrontés à de nombreux défis pouvant freiner leur élan et leur motivation à s’investir dans le domaine. Le présent colloque vise à exposer les enjeux relatifs à l’étude du transfert des connaissances, à en discuter et à partager les résultats des plus récentes études sur le sujet.
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