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Rogério Rosa Rodrigues : Universidade do Estado de Santa Catarina
Le manuel didactique 'História do Brasil: curso superior' de João Ribeiro (1860-1934) est considéré l'un des plus grands succès éditoriaux dans le domaine de l'enseignement de l'histoire de son époque. Publié en 1900, son succès est lié à la façon dont Ribeiro a organisé les contenus et a raconté le parcours du Brésil comme nation. Sans compter que son auteur a été professeur d'Histoire universelle dans l'une des plus prestigieuses écoles du pays: le Collège Pedro II. Ma proposition est d'analyser l'impact de ce manuel didactique dans la formation d'une génération d'historiens brésiliens pendant la Première République, comme Gilberto Freyre, Sergio Buarque de Holanda et Caio Prado Junior. Ce sont des noms qui ont construit la façon de faire de l'histoire ch ez n ous et qui ont énormément contribué pour la perception de notre identité nationale contemporaine. Pour cela, j'aurai recours aux mémoires et aux témoignages de ces intellectuels, et aussi à quelques réflexions sur le métissage et sur la participation des peuples indigènes, ibériques et africains dans la formation du Brésil, thèse soutenue par Ribeiro, et ultérieurement consacrée dans l'historiographie brésilienne dans la première moitié du XXe siècle.
Le colloque propose une ouverture à de nouvelles perspectives de recherche qui vont au delà des frontières connues et reconnues, qu’elles soient de nature nationales, disciplinaires ou savantes. L’orientation proposée peut déjà compter sur différents réseaux scientifiques en lettres, en arts et en sciences humaines qui, tant au Québec qu’au Brésil, voire même en France, ont permis l’articulation de nouvelles problématiques et la présentation de résultats de recherche sous forme de communications ou de publications. Parmi ces réseaux, mentionnons le Centre d’études et de recherches sur le Brésil (CERB), le groupe FIGURA/UQAM, l’AIÉQ, l’Association brésilienne d’études canadiennes, etc. Plusieurs de ces échanges universitaires se sont, par ailleurs, inspirés de la problématique de l’américanité, poussant ainsi plus loin la réflexion entre les deux sociétés.
Organisé conjointement par la chaire Fernand-Dumont sur la culture de l’INRS et le CERB/UQAM, on propose 4 pistes de réflexion axées sur les savoirs transfrontaliers :
-L’état des recherches entre le Québec et le Brésil dans différentes disciplines : littérature, arts, philosophie, géographie, histoire, sociologie, sciences politiques, gestion, économie, etc.
-L’imaginaire brésilien et l’imaginaire québécois : regards croisés en études littéraires et cinématographiques, en arts visuels, en histoire de l’art, en design, etc.
-Deux sociétés en profonde mutation : le Québec et le Brésil : multiethnicité, développement régional et développement durable, politiques sociales et problèmes sociaux, administration publique et intégrité, les systèmes d’éducation, la problématique de la jeunesse, le vieillissement.
-Les enjeux culturels dans un contexte de mondialisation : la création et la diffusion de la culture nationale (chanson, musique, théâtre, programmation télévisuelle…), l’avenir des institutions culturelles (musées, patrimoine, bibliothèques publiques), les politiques culturelles urbaines, régionales et nationales.
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