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François-Albert Laurent : UQAM - Université du Québec à Montréal
Il n'est pas nouveau d'entendre parler des mauvaises conditions de travail des femmes sur la construction. L'organisme F.R.O.N.T. lutte pour améliorer cette situation à l'aide d'une collaboration étroite avec le milieu de la recherche. Notamment, en 2008 et en 2012, certaines de ces initiatives ont indiqué l'importance de l'augmentation de la participation syndicale féminine dans l'amélioration de leurs conditions de travail et l'importance de huit facteurs d'influence principaux sur leur intérêt pour l'implication syndicale. L'un de ces facteurs concernait leur niveau de connaissances syndicales. Un troisième projet de recherche fut donc lancé pour investiguer cette avenue, dans l'objectif de vérifier l'influence causale de l'augmentation du niveau des connaissances syndicales, l'influence spécifique de certaines connaissances plutôt que d'autres et l'impact de divers médiums de transfert sur leur intérêt pour l'implication syndicale. Pour se faire, 150 participantes, attribuées au hasard à deux conditions expérimentales (médiums de transfert : formation, pamphlet) et à un groupe témoin, rempliront un questionnaire en ligne avant la période d'expérimentation, trois mois après et un an plus tard. Les variables résultantes mesurées s'inspirent du modèle généré par Houlfort et Laurent (2012) et du modèle de Kirkpatrick (1959). Les résultats préliminaires du premier temps de mesure (N=60) seront discutés plus en détail lors de la présentation de l'affiche.
Le transfert des connaissances constitue un domaine de recherche en émergence et encore peu de chercheurs s’y intéressent. Pourtant, le transfert des connaissances représente un enjeu de taille pour les organisations, peu importe leur secteur d’activité, et suscite une vive mobilisation sur le terrain. Les raisons pouvant expliquer le peu d’enthousiasme de la communauté scientifique envers le sujet sont sûrement nombreuses. Ceci s'explique notamment par le fait que le terme même de « transfert des connaissances » demeure flou et partage la scène avec plusieurs autres termes semblables : application des connaissances, gestion des connaissances, courtage de connaissances, etc. Il est donc parfois difficile de s’y retrouver, parmi toutes ces nuances. Un second enjeu dans l’étude du transfert des connaissances réside dans sa mesure, et les balises pour mesurer le transfert des connaissances restent à déterminer. Comment mesure-t-on le transfert des connaissances ? Est-ce possible de mesurer un tel construit ? Quel est le meilleur angle pour étudier le transfert des connaissances ? Doit-on examiner à la fois les processus, les déterminants, les effets, etc. ? Est-ce en utilisant des devis qualitatifs ou quantitatifs ? Bref, les chercheurs voulant s’attaquer au transfert des connaissances sont confrontés à de nombreux défis pouvant freiner leur élan et leur motivation à s’investir dans le domaine. Le présent colloque vise à exposer les enjeux relatifs à l’étude du transfert des connaissances, à en discuter et à partager les résultats des plus récentes études sur le sujet.
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