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Jean-Philippe Bélanger : Université Laval
Afin de développer les compétences des élèves en résolution de problèmes, les enseignants sont invités à utiliser les différents symboles intériorisés par les élèves pour que ces derniers deviennent des signes pertinents de la culture mathématique. Le but de cette présentation est d'exposer le cadre théorique d'une recherche qui vise à montrer une façon d'interpréter la structuration de la créativité des élèves en nous inspirant des travaux de Schutz (2008), Piaget (dans Montagero et Maurice-Naville, 1994)) et Vygotsky (dans Smolucha,1992). En effet, la culture mathématique se donne des signes pour exprimer les différents savoirs abordés. Toutefois, l'élève a déjà élaboré une représentation du monde sous forme de symboles à partir de sa culture première (Falardeau et Simard, 2011). C'est ainsi qu'un signe mathématique peut amener l'élève à revoir le sens qu'il avait attribué au symbole. Revoir le sens exige toutefois une activité créative de la part de l'élève. Nous avons utilisé les problèmes proposés en ligne sur le site Cami développé à l'université de Moncton. Au total, 50 productions d'élèves du Nouveau-Brunswick et du Québec sont analysées durant cette recherche. Pour interpréter les productions des élèves, nous avons identifié le système de pertinence de l'élève (Schutz, 2008),les actions posées et le jeu de cadre (Douady, 1986) utilisé par l'élève. Nous exposerons l'analyse d'une production puis la synthèse des analyses réalisées et les retombées possibles.
Depuis plusieurs années, en sciences de l’éducation comme dans d’autres disciplines, on observe un intérêt grandissant pour les théories historico-socioculturelles. Parmi celles‑ci, mentionnons la théorie de l’activité, la cognition située, la clinique de l’activité et les communautés de pratique. Ces théories s’inscrivent dans la foulée des travaux de Vygotski, mais tirent également leurs sources des théories du langage, de l’interactionnisme symbolique et du pragmatisme. Elles s’appuient toutes sur l’idée selon laquelle les individus apprennent et se développent par la médiation sociale et par l’utilisation et la transformation des artefacts issus de la culture à laquelle ils appartiennent. Dans cette perspective, l’étude de l’activité, de l’apprentissage et du développement ne peut être pensée en dehors d’un contexte donné et de sa dimension culturelle. Ce colloque entend examiner des propositions qui sont explicitement en lien avec les théories historico-socioculturelles, que ce soit du point de vue épistémologique, théorique ou méthodologique. Tous ensemble, nous chercherons à mieux cerner l’apport de ces théories à la compréhension et à l’intervention en lien avec l’apprentissage en contexte scolaire, mais aussi dans d’autres contextes d’apprentissage formels ou informels, par exemple, les environnements d’apprentissage numériques et hybrides, les milieux de travail ainsi que les musées. L’utilisation de ces théories amène plusieurs défis : délimitation de l’objet de recherche et de l’unité d’analyse, établissement d’un réseau d’acteurs impliqués, conciliation entre la complexité des contextes d’intervention et des impératifs de systématicité de la recherche, définitions et natures possibles de la médiation, notions de tensions et de contradictions, etc. Ce colloque se veut une occasion de favoriser le croisement de perspectives de recherche et d’enrichir la réflexion autour des théories historico-socioculturelles.