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Minodora Dinu : COLEGIUL NATIONAL DE INFORMATICA TUDOR VIANU BUCURESTI
Chaque année, le système éducatif roumain reçoit de nouveaux enseignants. Force est de constater la baisse constante des enseignants qui restent dans le système. La formation universitaire, pour la plupart théorique, s'avère insuffisante pour former à la profession enseignante. Les politiques éducatives roumaines ont introduit un an de stage obligatoire pour les débutants par le mentorat d'insertion professionnelle. Le point de départ de notre recherche est le constat que les futurs mentors ne disposent pas de ressources pédagogiques appropriées ni d'une formation spécifique.
Notre recherche s'inscrit dans le paradigme qualitatif-interprétatif. C'est une recherche-développement (R&D), qui articule la production d'un guide pédagogique du mentor avec la recherche, au profit d'une large communauté éducative et scientifique. Nous avons utilisé la recension des écrits déjà produit, les focus-groupe, des questionnaires en ligne (quantitatif et qualitatif) et des interviews semi-structurés avec les experts ayant évalué le guide pour arriver à nos résultats
La production d'un guide pédagogique, en amont de l'introduction du mentorat en Roumanie, constitue une nouveauté par son approche théorique et son intérêt pratique. Mieux former les mentors pourrait avoir un impact direct sur les plans organisationnel, social et individuel en permettant une intégration plus efficace des enseignants dans la culture organisationnelle de l'établissement.
Depuis les années 1980, on remarque la montée en popularité du mentorat (Houde, 2010; Kram, 1985; Lafranchise, 2000; Greenberger et Wang, 2002; Ragins et Kram, 2007; Wanberg, Welsh et Hezlett, 2003). Plusieurs organisations mettent en place des programmes de mentorat en réponse à divers enjeux organisationnels et sociétaux. Les bénéfices individuels du mentorat pour les mentors et les mentorés commencent à être relativement bien connus (Allen, Poteet et Burroughs, 1997; Bozioelos, 2004; Eby, Durly, Evans et Ragins, 2006; Ragins et Scandura, 1999; St-Jean, 2012; St-Jean et Audet, 2012; Wanberg, Welsh et Hezlett, 2003). À l’inverse, les retombées du mentorat pour les organisations et la société sont moins documentées. Il convient également de s’attarder à la manière dont les organisations mettent en place et gèrent des programmes de mentorat afin d’en maximiser les bénéfices pour l’organisation et la société. Cela fait référence notamment au rôle et aux fonctions de la personne responsable de gérer le programme et d’accompagner les dyades de mentorat (Lafranchise, en cours), à la manière dont sont recrutés et jumelés les mentors/mentorés (St-Jean et El Agy, 2012), à la formation préalable qu’il convient de fournir (Cranwell-Ward et autres, 2004 ; St-Jean et Mitrano-Méda, 2012), tout comme celle en continu, dans une perspective de codéveloppement (Payette et Champagne, 1997), etc. Quelles sont les conditions de mise en œuvre d’un programme de mentorat qui favorisent des retombées positives et durables pour une organisation ? Pour la société ? Existe-t-il des règles transversales pouvant s’appliquer à différents contextes et d’autres qui sont spécifiques aux dispositifs mis en place et aux clientèles qu’ils desservent ? Quels sont les avantages et les bénéfices du mentorat en lien avec différents enjeux organisationnels et sociétaux ? Comment mesurer les effets et les bénéfices organisationnels ou sociétaux du mentorat ? Ces questions sont au cœur de ce colloque.
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