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Jean-Bruno Chartrand : Université de Montréal
Lorsque l'on compare les champs de recherches importants qui lient ces deux sociétés que sont le Brésil et le Québec, on oublie souvent le travail important qui a été et est toujours réalisé avec les communautés autochtones. En effet, plusieurs similarités marquent les traditions de savoir anthropologiques de ces deux sociétés. Par exemple, toutes deux font état d'une relation étroite entre le développement du savoir anthropologique et les entreprises coloniales. Puis, l'anthropologie qui s'est développée au milieu du XXe siècle dans la recherche avec les communautés autochtones, pouvant être qualifiée d'anthropologie appliqué (Albert, 1995) a permis à la fois l'accès à un riche savoir (citons, par exemple, les travaux de Lévi-Strauss) mais a aussi produit des cas regrettables comme ce fût le cas avec les travaux de Napoléon Chagnon et de James Neel chez les Yanomami (Tierney, 2000 ).
Mon but est d'abord de partager mon expérience personnelle de travail de terrain en tant qu'anthropologue québécois auprès d'une communauté autochtone du Sud-Est de l'état du Pará au Brésil, les Xikrin Mẽbengokre. Puis, comme l'indique le titre de ce résumé, le but principal est de faire le point sur l'état des recherches anthropologiques avec des communautés autochtones au Brésil ainsi qu'au Québec. Une question essentielle sera alors adressée : à quoi peut servir l'anthropologie lorsque l'on examine les mouvements de contestations et de revendications autochtones au Brésil ainsi qu'au Québec ?
Le colloque propose une ouverture à de nouvelles perspectives de recherche qui vont au delà des frontières connues et reconnues, qu’elles soient de nature nationales, disciplinaires ou savantes. L’orientation proposée peut déjà compter sur différents réseaux scientifiques en lettres, en arts et en sciences humaines qui, tant au Québec qu’au Brésil, voire même en France, ont permis l’articulation de nouvelles problématiques et la présentation de résultats de recherche sous forme de communications ou de publications. Parmi ces réseaux, mentionnons le Centre d’études et de recherches sur le Brésil (CERB), le groupe FIGURA/UQAM, l’AIÉQ, l’Association brésilienne d’études canadiennes, etc. Plusieurs de ces échanges universitaires se sont, par ailleurs, inspirés de la problématique de l’américanité, poussant ainsi plus loin la réflexion entre les deux sociétés.
Organisé conjointement par la chaire Fernand-Dumont sur la culture de l’INRS et le CERB/UQAM, on propose 4 pistes de réflexion axées sur les savoirs transfrontaliers :
-L’état des recherches entre le Québec et le Brésil dans différentes disciplines : littérature, arts, philosophie, géographie, histoire, sociologie, sciences politiques, gestion, économie, etc.
-L’imaginaire brésilien et l’imaginaire québécois : regards croisés en études littéraires et cinématographiques, en arts visuels, en histoire de l’art, en design, etc.
-Deux sociétés en profonde mutation : le Québec et le Brésil : multiethnicité, développement régional et développement durable, politiques sociales et problèmes sociaux, administration publique et intégrité, les systèmes d’éducation, la problématique de la jeunesse, le vieillissement.
-Les enjeux culturels dans un contexte de mondialisation : la création et la diffusion de la culture nationale (chanson, musique, théâtre, programmation télévisuelle…), l’avenir des institutions culturelles (musées, patrimoine, bibliothèques publiques), les politiques culturelles urbaines, régionales et nationales.
Titre du colloque :
Thème du colloque :