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La réutilisation de la mythologie gréco-romaine : un sujet d'actualité

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Stéphanie Thibault-Larouche : Université Laval

Résumé de la communication

La littérature antique, et même renaissante, expose clairement une réutilisation ou, du moins, un intérêt envers les divers mythes et récits mythologiques qui ont été élaborés antérieurement. Ce jeu littéraire de remodelage des mythes a en effet pris une grande place dans les œuvres des lettrés de l'Antiquité. Nous croyons qu'il serait toutefois inexact de croire qu'il en est autrement pour la Modernité. Tout comme ce fut le cas dans l'Antiquité, bien que les détails entourant les personnages, les lieux et les contextes d'un mythe aient changé avec l'époque, une certaine essence fondamentale demeure intemporelle et est réutilisée à toutes les époques, même à la Modernité. C'est le cas du mythe d'Œdipe à travers le complexe freudien du même nom, où le psychanalyste épure le mythe pour n'utiliser qu'une partie du noyau conceptuel, afin d'exprimer sa pensée. Nous nous proposons de montrer, à travers des exemples concrets, dont la symbolique de Télémaque, que la connaissance des fondements de la mythologie antique permet, par des réutilisations contemporaines, de représenter des situations humaines immuables. Si certains mythes ont pu perdurer, c'est surtout grâce à leur noyau intemporel qui illustre des concepts encore fondamentaux, tels les rites de passages ou encore le destin, ce qui les rend toujours actuel. Ainsi, l'analyse de la mythologie antique conserve un rôle notable dans la compréhension de sa réutilisation contemporaine.

Résumé du colloque

La question de la pertinence des études anciennes au Québec s’impose par un double éloignement, à la fois temporel et spatial, de leur objet de recherche. Que ce soit par l’archéologie, la littérature, la philosophie, l’histoire, ou encore les sciences des religions, les études anciennes posent un regard critique vers un passé lointain. L’attitude des étudiants et des chercheurs peut être perçue comme étant passéiste, voire comme une négation des impératifs du présent. Est-ce véritablement le cas? La présente table ronde se propose de regrouper divers intervenants issus du milieu de l’enseignement et de la recherche en études anciennes, afin d’aborder cette problématique de front. La question de la pertinence de cette discipline sera abordée suivant deux axes : l’utilité de l’enseignement et celle de la recherche. Au 20e siècle, l’histoire intellectuelle du Québec fut en grande partie marquée par les enseignements du cours classique, qui laissait une large place aux œuvres gréco-latines. Quelle place occupe et occupera cette culture dans l’enseignement au 21e siècle? Puisque ces civilisations ne sont plus autant enseignées au secondaire, l’université est désormais l’institution qui assure leur rayonnement. Dans une société où la culture classique perd sa valeur de référentiel commun, est-il toujours nécessaire de l’enseigner? La place actuelle de la recherche sera également débattue. Au cours des dernières décennies, une tendance s’est dessinée dans la recherche universitaire qui privilégie les sciences appliquées aux dépens des autres disciplines. Cette mentalité, jumelée à l’apparent éloignement spatio-temporel des études anciennes, contribue à leur marginalisation. C’est pourquoi il est important de réfléchir en public aux enjeux rencontrés par cette discipline. Cette table ronde sera donc l’occasion pour les professeurs et les étudiants gradués de dialoguer sur les résonances modernes de leurs travaux de recherche.

Contexte

section icon Thème du congrès 2013 (81e édition) :
Savoirs sans frontières
section icon Date : 7 mai 2013

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