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Gabriela De Andrade Martins : Université de Montréal
Les autochtones du Québec et du Brésil partagent les mêmes problèmes historiques liés au processus de colonisation et leurs détresses actuelles sont très semblables : la toxicomanie, le suicide, la dépression, la perte d'identité, la question territoriale, etc. Toutefois, ils cherchent de manières distinctes et variées à s'exprimer par le biais du cinéma. L'analyse des films du 'Wapikoni Mobile', au Québec, et de 'Vídeo nas Aldeias', au Brésil, nous permet d'identifier une tendance, ou même une préférence, de ces réalisateurs autochtones de s'exprimer à partir de différents genres cinématographiques.
Au Brésil, le langage du documentaire est présent dans la majorité des oeuvres : le grand objectif est la vie réelle. Cependant, dans la volonté de montrer ce qu'est la vie réelle, une certaine mise en scène est supposée. Le mélange documentaire et fiction est requis dans le but d'enregistrer la mémoire et les traditions. Dans une autre perspective, au Québec, les autochtones répartissent nettement leurs oeuvres cinématographiques entre les documentaires, les films expérimentaux, les poétiques, les vidéoclips, l'animation, les films-essais, les suspenses, etc. Enfin, les contextes locaux et nationaux et la spécificité culturelle de chaque peuple teintent les différentes formes du cinéma autochtone de chaque pays. L'analyse de cette thématique peut nous fournir des pistes afin d'établir un panorama de ces cinémas et de développer davantage notre compréhension de chacune de ces sociétés.
Le colloque propose une ouverture à de nouvelles perspectives de recherche qui vont au delà des frontières connues et reconnues, qu’elles soient de nature nationales, disciplinaires ou savantes. L’orientation proposée peut déjà compter sur différents réseaux scientifiques en lettres, en arts et en sciences humaines qui, tant au Québec qu’au Brésil, voire même en France, ont permis l’articulation de nouvelles problématiques et la présentation de résultats de recherche sous forme de communications ou de publications. Parmi ces réseaux, mentionnons le Centre d’études et de recherches sur le Brésil (CERB), le groupe FIGURA/UQAM, l’AIÉQ, l’Association brésilienne d’études canadiennes, etc. Plusieurs de ces échanges universitaires se sont, par ailleurs, inspirés de la problématique de l’américanité, poussant ainsi plus loin la réflexion entre les deux sociétés.
Organisé conjointement par la chaire Fernand-Dumont sur la culture de l’INRS et le CERB/UQAM, on propose 4 pistes de réflexion axées sur les savoirs transfrontaliers :
-L’état des recherches entre le Québec et le Brésil dans différentes disciplines : littérature, arts, philosophie, géographie, histoire, sociologie, sciences politiques, gestion, économie, etc.
-L’imaginaire brésilien et l’imaginaire québécois : regards croisés en études littéraires et cinématographiques, en arts visuels, en histoire de l’art, en design, etc.
-Deux sociétés en profonde mutation : le Québec et le Brésil : multiethnicité, développement régional et développement durable, politiques sociales et problèmes sociaux, administration publique et intégrité, les systèmes d’éducation, la problématique de la jeunesse, le vieillissement.
-Les enjeux culturels dans un contexte de mondialisation : la création et la diffusion de la culture nationale (chanson, musique, théâtre, programmation télévisuelle…), l’avenir des institutions culturelles (musées, patrimoine, bibliothèques publiques), les politiques culturelles urbaines, régionales et nationales.
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