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L'économie sociale et solidaire au cœur de l'innovation sociale? Entre réinvention et tensions

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Nadine Richez-Battesti : Aix-Marseille Université

Résumé de la communication

L'innovation sociale est présentée comme une façon novatrice, plus efficace et plus juste de répondre à des besoins sociaux non ou mal satisfaits, en s'appuyant sur la créativité des acteurs, surtout privés. Elle peut aussi participer d'un processus de transformation sociale au sein duquel le contexte institutionnel joue un rôle important. Mais sa définition reste encore floue et fait l'objet d'usages pluriels malgré un relatif consensus dans la littérature : l'innovation sociale est à la fois processus et résultat ; elle est produite par le secteur privé (lucratif ou non) mais aussi par le secteur public et par des partenariats public-privé ; elle n'est pas forcément portée par un individu doté de caractéristiques particulières mais émerge et se consolide souvent au sein d'une organisation collective ; enfin, elle génère de la valeur sociale.

Une partie de ces éléments est en forte proximité avec les fondements et les pratiques de l'ESS. L'innovation sociale est elle une nouvelle catégorie d'analyse pour rendre compte de l'ESS ? Une nouvelle catégorie pour l'action dans le cadre de partenariats public-privé territorialisés et du renforcement des interactions entre acteurs hétérogènes ? Ou encore l'innovation sociale est-elle au fondement d'une hybridation des modèles d'entrepreneuriat ? Nous tenterons de discuter ces trois perspectives, en croisant des approches théoriques et des résultats de différentes enquêtes de terrain menées en France dans les cinq dernières années.

Résumé du colloque

La prise de décision conjugue toujours la distribution du pouvoir (qui décide de quoi ?) et l’évaluation (sur quelle base justifie-t-on la décision?). Les entreprises collectives (publiques et d’économie sociale) disposent de structures de pouvoir et d’évaluation différentes des autres entreprises, leur finalité mettant les parties prenantes au cœur des processus décisionnels – par voie de démocratie directe ou représentative – et des mécanismes évaluatifs – par voie de participation (volontaire) et de vérification (obligatoire).

Les notions de gouvernance et d’évaluation sont d’habitude traitées séparément. Ce colloque propose de les mettre en relation. Suivre le fil de la gouvernance jusqu’aux indicateurs permet de pousser plus loin la réflexion sur la gouvernance, et de jeter un regard neuf sur le caractère politique et social – et non simplement technique – de l’évaluation.

La première session fera un retour sur la notion de gouvernance. Quels enjeux dans le contexte actuel ? Quel lien entre gouvernance des organisations et gouvernance des réseaux? Le champ des entreprises publiques et d’économie sociale est-il fertile pour mieux comprendre le sens de la gouvernance aujourd’hui ?

La deuxième session portera sur les déclinaisons pratiques de la gouvernance dans les entreprises collectives. Quel est l’état de la gouvernance aujourd’hui? Quels sont les enjeux qui se posent? Comment envisage-t-on l’avenir ?

Les sessions en après-midi porteront sur les indicateurs. Est-ce que l’information disponible permet de prendre les bonnes décisions ? Qu’en est-il de la triple reddition de comptes ? Quels sont les indicateurs à privilégier ? Quelles sont les méthodes qui permettent de conduire des évaluations robustes et fondées par les besoins des parties concernées ? En d’autres mots, comment vit-on les exigences de la gouvernance en matière d’information?

Le mardi matin, une conférence suivie d’une table ronde seront présentées conjointement par le CIRIEC et CRISES. La table ronde portera sur l’innovation sociale.

Contexte

section icon Thème du congrès 2013 (81e édition) :
Savoirs sans frontières
section icon Date : 7 mai 2013

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