pen icon Colloque
quote

Les modes de développement des espaces de confins des cités des Arvernes, Ségusiaves et Vellaves pendant l'Antiquité, quelles influences sur le milieu?

FF

Membre a labase

Franck Fassion : Université Laval

Résumé de la communication

Depuis plusieurs décennies, les influences des activités humaines sur l'environnement font l'objet d'un vif débat au sein des sociétés et de la communauté scientifique comme en témoignent les nombreuses études et conférences sur le réchauffement climatique, la déforestation ou encore la désertification. Ces problématiques actuelles ne doivent pas occulter les influences des sociétés passées sur leur environnement et l'importance des héritages qu'elles nous ont légués. Aussi nous semble-t-il nécessaire de replacer les dynamiques environnementales actuelles dans une perspective historique. Pour cela le recours aux recherches interdisciplinaires associant archéologues, géomorphologues et paléoécologues est indispensable. A ce titre, les travaux menés en France dans les massifs du Livradois-Forez (Massif Central) mettent en lumière la diversité des occupations humaines et des productions de cet espace montagnard aux confins de trois cités entre la fin du second ge du Fer et le haut Moyen ge. Cette variabilité du développement, reflet de différences dans les modes de mise en valeur et l'intensité de l'emprise humaine, s'exprime par de grandes disparités entre les massifs et l'altitude retenue. Elle s'affirme également par une modification parfois profonde du milieu dans lequel les sociétés passées ont évolué, la végétation, les processus morphogéniques et le fonctionnement des zones humides ayant été plus ou moins influencés par les activités humaines.

Résumé du colloque

La question de la pertinence des études anciennes au Québec s’impose par un double éloignement, à la fois temporel et spatial, de leur objet de recherche. Que ce soit par l’archéologie, la littérature, la philosophie, l’histoire, ou encore les sciences des religions, les études anciennes posent un regard critique vers un passé lointain. L’attitude des étudiants et des chercheurs peut être perçue comme étant passéiste, voire comme une négation des impératifs du présent. Est-ce véritablement le cas? La présente table ronde se propose de regrouper divers intervenants issus du milieu de l’enseignement et de la recherche en études anciennes, afin d’aborder cette problématique de front. La question de la pertinence de cette discipline sera abordée suivant deux axes : l’utilité de l’enseignement et celle de la recherche. Au 20e siècle, l’histoire intellectuelle du Québec fut en grande partie marquée par les enseignements du cours classique, qui laissait une large place aux œuvres gréco-latines. Quelle place occupe et occupera cette culture dans l’enseignement au 21e siècle? Puisque ces civilisations ne sont plus autant enseignées au secondaire, l’université est désormais l’institution qui assure leur rayonnement. Dans une société où la culture classique perd sa valeur de référentiel commun, est-il toujours nécessaire de l’enseigner? La place actuelle de la recherche sera également débattue. Au cours des dernières décennies, une tendance s’est dessinée dans la recherche universitaire qui privilégie les sciences appliquées aux dépens des autres disciplines. Cette mentalité, jumelée à l’apparent éloignement spatio-temporel des études anciennes, contribue à leur marginalisation. C’est pourquoi il est important de réfléchir en public aux enjeux rencontrés par cette discipline. Cette table ronde sera donc l’occasion pour les professeurs et les étudiants gradués de dialoguer sur les résonances modernes de leurs travaux de recherche.

Contexte

section icon Thème du congrès 2013 (81e édition) :
Savoirs sans frontières
section icon Date : 7 mai 2013

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :