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Mamadou Goudiaby : Université Laval
Depuis 2001, le Sénégal a décliné des stratégies nationales de réduction de la pauvreté, conformément au troisième objectif du millénaire pour le développement. Parmi les axes prioritaires, figure la promotion du développement agricole, notamment de l'agroforesterie dont dépend près de la moitié de la population nationale pour sa survie. Sur un taux national de 48,5 % de ménages vivant en dessous du seuil de pauvreté, la région de la Basse Casamance enregistre le plus grand taux avec 67,1 % de ménages vulnérables (DSRP2). Paradoxalement, considérée autrefois comme le grenier du Sénégal, cette région détient les plus riches ressources forestières du pays avec des réserves importantes de produits forestiers non ligneux (PFNL), longtemps utilisés par les ménages ruraux pour combler leurs déficits vivriers en année de mauvaises récoltes.
Les résultats de cette étude réalisée dans la communauté rurale de Mangagoulack au Sénégal démontrent que les populations de l'ethnie Diola accordent aux arbres une place importante dans leurs activités socio-économiques et culturelles.
Cette activité vise à mettre en lumière les modes de gestion de projets de développement international axés sur la participation, l’appropriation et la prise en charge locale et régionale. Les présentations et discussions permettront d’identifier des pratiques pouvant favoriser le développement et la participation des communautés afin d’améliorer les conditions de vie des individus.
Le colloque souhaite offrir une plate-forme d’échanges et de discussions où les chercheurs, les étudiants et les praticiens intéressés par la gestion de projets en développement international peuvent partager leurs expériences sur le terrain et discuter des voies d’avenir dans le domaine.
Les objectifs principaux de la rencontre sont :
- Identifier des moyens pouvant favoriser l’intégration des paysans et des groupes marginaux de la population dans les processus d’élaboration des projets de développement internationaux.
- Analyser les approches d’évaluation participative dans les processus de gestion, monitoring et suivi des projets.
- Favoriser le réseautage entre chercheurs, étudiants et praticiens impliqués dans la gestion de projets de développement international.
- Augmenter la visibilité des travaux de recherche portant sur la thématique de la rencontre.
Voici quelques-unes des questions qui seront approfondies :
- Comment les organismes locaux et internationaux réussissent-ils à intégrer des populations cibles (i.e., paysans, femmes, familles, communautés, etc.) dans le processus d’élaboration (planification, gestion, monitoring et évaluation) de projets de développement?
- Quelles sont les approches participatives privilégiées par les organismes locaux et internationaux durant la gestion (le monitoring et le suivi) et l’évaluation des projets ?
- Quels sont les potentiels et les limites de l’approche du développement géré par les communautés (Community driven development) ?
- Comment lier les objectifs de projets de court terme à une stratégie de développement durable selon la perspective des communautés impliquées?