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Hélène Destrempes : Université de Moncton
Dans le cadre de cette communication, il sera plus spécifiquement question du rapport à l'espace et de cette quête d'urbanité, voire de civilité dans les écrits de Naomi Fontaine, une jeune auteure, originaire d'Uashat, qui a pubié en 2011 un essai littéraire retentissant, intitulé 'Kuessipan, à toi', et qui tient également depuis 2010 un blog sur les sujets d'actualité autochtone.
La ville se définit à la fois par sa configuration spatiale et son espace social. Il s'agit ainsi d'un lieu habité et partagé; partagé en ce qu'il appelle des relations de voisinage et de côtoiement et/où des modalité de ségrégation sociale et spatiale. Vivre en ville ne correspond donc pas nécessairement à une expérience d'urbanité, au sens étymologique du terme, c'est-à-dire à un vivre-ensemble, fondé sur une éthique de coexistence civile.
Si la littérature autochtone d'expression française au Québec, et plus spécifiquement la littérature innue, fait peu de place à cette réalité urbaine, et se présente plus volontiers comme le théâtre d'une péri-urbanité, voire d'un non-lieu urbain, pour reprendre l'expression de Marc Augé, elle favorise cependant, sur le plan de l'imaginaire, l'émergence d'un tiers-espace (Bhabha, 1990), reflet de communautés en mutation, cherchant à définir et faire valoir l'epistemè autochtone.
Le colloque propose une ouverture à de nouvelles perspectives de recherche qui vont au delà des frontières connues et reconnues, qu’elles soient de nature nationales, disciplinaires ou savantes. L’orientation proposée peut déjà compter sur différents réseaux scientifiques en lettres, en arts et en sciences humaines qui, tant au Québec qu’au Brésil, voire même en France, ont permis l’articulation de nouvelles problématiques et la présentation de résultats de recherche sous forme de communications ou de publications. Parmi ces réseaux, mentionnons le Centre d’études et de recherches sur le Brésil (CERB), le groupe FIGURA/UQAM, l’AIÉQ, l’Association brésilienne d’études canadiennes, etc. Plusieurs de ces échanges universitaires se sont, par ailleurs, inspirés de la problématique de l’américanité, poussant ainsi plus loin la réflexion entre les deux sociétés.
Organisé conjointement par la chaire Fernand-Dumont sur la culture de l’INRS et le CERB/UQAM, on propose 4 pistes de réflexion axées sur les savoirs transfrontaliers :
-L’état des recherches entre le Québec et le Brésil dans différentes disciplines : littérature, arts, philosophie, géographie, histoire, sociologie, sciences politiques, gestion, économie, etc.
-L’imaginaire brésilien et l’imaginaire québécois : regards croisés en études littéraires et cinématographiques, en arts visuels, en histoire de l’art, en design, etc.
-Deux sociétés en profonde mutation : le Québec et le Brésil : multiethnicité, développement régional et développement durable, politiques sociales et problèmes sociaux, administration publique et intégrité, les systèmes d’éducation, la problématique de la jeunesse, le vieillissement.
-Les enjeux culturels dans un contexte de mondialisation : la création et la diffusion de la culture nationale (chanson, musique, théâtre, programmation télévisuelle…), l’avenir des institutions culturelles (musées, patrimoine, bibliothèques publiques), les politiques culturelles urbaines, régionales et nationales.
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