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Andonirina Rakotonarivo : Université de Montréal
La migration de la République Démocratique du Congo vers la Belgique se distingue par deux caractéristiques notables. Les migrants arrivent dans le pays de destination jeunes, souvent avant leurs trente ans et ils arrivent principalement dans le but d'effectuer des études supérieures en Belgique. Contrairement à de nombreux flux de migration africaine, qui sont davantage une migration de main d'oeuvre, c'est la mobilité étudiante qui représente la plus grande part de ce flux. Un tiers des immigrants congolais qui arrivent en Belgique viennent pour la poursuite de leurs études supérieures. La question du devenir de ces étudiants à l'issue de leurs études en Belgique se pose. Quelle part de ces étudiants obtient réellement un diplôme belge ? Le retour au pays d'origine s'inscrit-il dans la continuité du parcours de ces migrants, leur mobilité étant effectuée dans le seul but de terminer des études ? Entreprennent-ils d'intégrer le marché du travail belge ? A partir de données biographiques collectées dans le cadre du projet MAFE (Migration de l'Afrique vers l'Europe) auprès de migrants congolais résidant en Belgique et de migrants de retour en République Démocratique du Congo, ce travail se propose de retracer les trajectoires d'études et les trajectoires professionnelles des étudiants migrants en Belgique.
Au Québec, les manifestations étudiantes contre la hausse des droits de scolarité et le « printemps érable » qui a suivi ont marqué l’année 2012. Sur le continent africain, cette année a également été celle de la protestation des jeunes Maliens contre l’occupation du nord de leur pays et du lancement par des « jeunes patriotes » d’une tournée pour la réconciliation et la paix en Côte d’Ivoire. Bien que se déployant dans des contextes fort différents, ces mouvements ont tous été catalysés par des jeunes. C’est ainsi qu’ils sont d’ailleurs décrits par les médias et l’opinion. Le colloque proposé porte sur la thématique de la « jeunesse », objet d’étude très sollicité dans les sciences sociales et surtout très actuel. Il focalisera son attention sur la région du monde ayant la population la plus jeune. Pour atteindre notre objectif théorique de pluridisciplinarité, le colloque couvrira trois axes.
Le premier axe, qui traitera de jeunesse et politique en Afrique, permettra de questionner comment cette jeunesse, que les structures politiques n’ont de cesse de vouloir encadrer, est de plus en plus « crainte et convoitée », en raison de leur poids démographique mais aussi parce que leurs comportements sont à la mesure de leurs frustrations. Il s’agira ensuite, dans le deuxième axe relatif à jeunesse et culture populaire, d’analyser comment les domaines de production tels que la musique, l’humour corrosif, et les nouvelles technologies de la communication se sont graduellement imposées comme un espace privilégié d’expression des jeunes. Prolongement des études, transition difficile sur le marché du travail et mise en couple retardés : les changements survenus dans le calendrier et les modalités d’entrée en vie adulte seront abordés dans le troisième axe du colloque. On s’intéressera ici aux nouvelles trajectoires et stratégies scolaires, professionnelles et familiales des jeunes et aux rapports sociaux (générationnels, de classe, de genre) qu’elles font émerger.
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