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Pier-Éric CHAMBERLAND : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
La difficulté à pratiquer régulièrement l’activité physique (AP) résulterait de l’épuisement des ressources permettant l’autorégulation (Hagger et al., 2010), soit l’exercice du contrôle sur le comportement. Choisir une activité intrinsèquement gratifiante (Muraven, 2008) que l’on a confiance de réaliser (Bandura, 1977), planifier cette activité (Gollwitzer & Oettingen, 2010) et en faire une habitude (Aarts, 2007) sont des moyens efficaces de les économiser. Cette étude avait pour objectif d’évaluer l’impact de ces moyens sur les difficultés autorégulationnelles (DA) et le respect de la planification des pratiques d’AP. 344 coureurs adultes ont complété un questionnaire mesurant la motivation autodéterminée, le sentiment d’auto-efficacité, l’habitude, l’utilisation de plans d’action et d’ajustement, l’adhérence à ces derniers ainsi que les DA. Les résultats d’une analyse acheminatoire suggèrent que l’habitude (β=-.14), la motivation autodéterminée (β=-.27) et le sentiment d’auto-efficacité (β=-.47) sont des facteurs pouvant prévenir ou diminuer les DA dans la pratique de l’AP. Les résultats révèlent également que les DA justifient l’utilisation de plans d’ajustement plus détaillés, ce qui, en retour, facilite l’adhérence aux plans d’ajustement et aux plans d’action. Ces résultats appuient le rôle joué par les variables cognitives dans les DA rencontrées dans la pratique régulière de l’AP. Les limites de cette étude sont discutées relativement à des données prospectives.
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