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Prise de parole numérique chez des personnes vivant avec une déficience intellectuelle : Silence, 3-2-1 on tourne!

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Ann-Louise Davidson : Université Concordia

Résumé de la communication

Depuis plusieurs années, nous menons une recherche-action collaborative avec un groupe de personnes vivant avec une déficience intellectuelle qui tentent de s'intégrer dans la communauté en apprenant à vivre de façon autonome. Nous avons mené plusieurs études qui ont souligné le potentiel de l'utilisation des technologies mobiles pour aider les personnes avec DI à apprendre (Davidson, 2012). La présente étude avait pour objectif d'utiliser les technologies mobiles avec ces personnes pour les laisser faire une prise de parole sur ce qu'elles ont appris et sur ce qu'elles ont envie d'apprendre. Nous nous sommes appuyées sur le cadre théorique des « capabilités » (Sen, 1992) pour mener cette recherche-action en trois étapes soit la planification de la « capabilité », le développement ou la démonstration de la « capabilité » et la réflexion sur l'action. Les résultats de notre étude montrent la difficulté de se concentrer sur une seule « capabilité » étant donné la nature systémique du problème vécu. Dans cette communication, nous révélons les dessous du tournage avec nos participants et les méthodes de collecte de données que nous avons utilisées pour documenter ce tournage et répondre à nos questions de recherche.

Résumé du colloque

Les pratiques de différenciation font partie des mesures censées favoriser la réussite de tous les élèves (Garrett, 2011; McQuarrie et McRae, 2010) et leur utilisation est associée à une haute qualité éducative (Kozochkina, 2009). Malgré le consensus dans le discours des décideurs sur les bienfaits de la différenciation pédagogique (Commission des programmes d’études, 2002; Ministère de l'éducation du Québec, 2009), les enseignants ne semblent pas l’adopter de façon explicite et systématique (Conover, 2001; Lebaume, 2002; Sensevy et coll., 2002; Tomlinson et Demirsky, 2000). Plusieurs obstacles ont été relevés : le flou conceptuel et les contraintes systémiques (Legrand, 1999), les difficultés inhérentes de décentration de l’enseignant (Simpson et Ure, 1994), le temps et les compétences à mobiliser (McGarvey et coll., 1997) et la formation insuffisante des enseignants (Presseau, Lemay et Prud’homme, 2006; Kirouac, 2010). Dans ce contexte social et scientifique, ce colloque propose une réflexion autour des questions suivantes : Comment caractériser les pratiques de différenciation? Quel est l’impact de la différenciation sur la réussite scolaire des élèves? Quels liens s’établissent entre les caractéristiques des pratiques de différenciation, la réussite scolaire et certaines caractéristiques sociodémographiques des élèves et de l’école? Quels liens s’établissent entre les caractéristiques des pratiques de différenciation, la réussite scolaire et certaines caractéristiques du système scolaire? Quelles seraient les pratiques de différenciation les plus efficaces qui mériteraient d’être implantées auprès de populations scolaires à risque? Ce colloque s'adresse aux chercheurs intéressés par les pratiques de différenciation, aux enseignants et conseillers pédagogiques, aux décideurs, aux formateurs universitaires ainsi qu'à toute personne intéressée par cette problématique.

Contexte

section icon Thème du congrès 2013 (81e édition) :
Savoirs sans frontières
manager icon Responsables :
Mirela Moldoveanu
section icon Date : 7 mai 2013

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