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« Qu'est-ce qu'avoir une idée en cinéma? » : l'entre-image dans l'œuvre de Terrence Malick

YH

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Yoann Hervey : Université Paul-Valéry-Montpellier-III

Résumé de la communication

Le cinéma pense. Il pense en lui-même et par lui-même, c'est-à-dire qu'il tend à créer un mode de pensée qui lui est spécifique. Notre communication se propose d'interroger l'une des modalités de cette pensée-cinéma à travers l'analyse de la filmographie de Terrence Malick. Cinéaste aussi rare que singulier, ses films développent un certain nombre de procédés qui défont les schèmes de la représentation cinématographique classique et ouvrent les images (visuelles et sonores) vers une pure expressivité : « bloc de sensations, […] composé d'affects et de percepts » dirait Deleuze.

Nous étudierons les deux instances narratrices propres au cinéma de Malick – voix off et plan de coupe déconnecté – qui permettent au dispositif audiovisuel, composé hétérogène d'images, d'engendrer des connexions qui sont autant de conjonctions non synthétiques. L'entre-image sera ainsi pour nous le lieu de cette mise en co-présence des images dans lequel ces dernières développent des harmoniques libres qui sont autant de cheminements fugaces dont la lisibilité nous échappe.

Résumé du colloque

Nous nous souvenons tous de cette phrase assassine qui clôturait les Thèses sur Feuerbach de Marx et Engels : « Les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde de différentes manières, ce qui importe, c’est de le transformer. » Loin d’en entériner d’emblée le constat, la Société de Philosophie du Québec (SPQ) voudrait plutôt, pour son Congrès 2013, convier les philosophes de tous horizons à réfléchir et échanger sur la manière dont la philosophie a, de tous temps, compris son efficace sur le monde. Que le moteur de l’acte de philosopher soit de transformer celui qui en est l’auteur, celui à qui il s’adresse ou encore l’objet qu’il se donne, on ne saurait douter que la philosophie même lorsqu’elle interprète le monde, cherche toujours à le transformer, lui ou ses habitants. À moins, bien sûr, que la philosophie ne soit que le reflet des changements qui s’opèrent dans le monde dont elle est issue…

S’agit-il, comme dans le cas des tentatives qui visent à définir la « vie bonne », de fournir les conditions de possibilité d’une maîtrise ou d’une production de soi, alors la philosophie se donne comme remède, hygiène, exercice ou démarche créatrice. Pour les philosophies qui prennent pour objet les pratiques sociales et les normes sur lesquelles elles s’articulent, c’est leur propre teneur théorique qui prend valeur de praxis dans un effort pour « changer la façon commune de penser » (Denis Diderot). Ainsi, qu’elle demeure purement critique ou qu’elle se donne pour fondatrice de normes nouvelles, la philosophie, toujours, cherche à atteindre les institutions qui fabriquent le sujet ou qui structurent ses relations au monde ou aux autres et d’en ébranler la légitimité.

Les questions qui sont ouvertes par ce thème sont nombreuses et cherchent à rendre possible la constitution d’échanges féconds entre philosophes issus de toutes les spécialisations et de toutes les écoles.

Contexte

section icon Thème du congrès 2013 (81e édition) :
Savoirs sans frontières
section icon Date : 7 mai 2013

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