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Sivane Hirsch : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
Sans minimiser la fonction religieuse d'un rituel, il importe de considérer également son rôle social. Dans le monde juif, divers rituels gardent une place importante dans la vie communautaire, même parmi ceux qui ne laissent plus la religion rythmer leur quotidien. C'est le cas notamment de certaines fêtes (le Nouvel An, Yom Kipour, Pâques) et des rituels de passage (La circoncision, la Bat/Bar Mitszva et le mariage). Ces derniers sont célébrés par une grande majorité des Juifs qui marquent ainsi leur appartenance à la communauté. Dans cette présentation, nous nous intéresserons plus particulièrement aux rituels qui marquent l'adolescence. À la Bat / Bar mitszva et les nombreuses préparations qui les précèdent s'ajoutent de nouveaux rituels qui tentent de traduire la réalité contemporaine de la communauté juive en diaspora et veulent marquer l'attachement de celle-ci à l'État d'Israël. À partir d'une observation dans quatre écoles juives à Montréal, nous réfléchirons à la place qu'ils occupent dans l'éducation juive contemporaine dans le contexte québécois.
Les travaux ethnologiques ont mis en lumière divers rites pour faciliter le passage à l’âge adulte. Dans nos sociétés, ces rites anciens n’ont plus cours. Toutefois, nombre de comportements adolescents peuvent être vus comme des formes rituelles inédites pour entrer dans la vie adulte. Chaque jeune cherche à se mettre au monde à sa manière. En fait, la culture juvénile reformule, à sa manière, les grands thèmes anthropo-logiques inhérents à la condition humaine. Pour comprendre les conduites des jeunes, on doit d’abord savoir comment ils décodent et négocient les contraintes des adultes, comment ils construisent leurs propres codes et leurs propres rituels afin d’affirmer leur identité. Même derrière des conduites apparemment chaotiques, on peut repérer l’envie d’exister et d’être reconnu. L’enjeu de la reconnaissance demeure un thème récurrent dans les théories sur les jeunes.
Pour ce colloque, nous désirons rassembler des collaborateurs de divers champs des sciences humaines et sociales qui s’intéressent aux conduites adolescentes. La perspective rituelle est privilégiée. L’adolescence est l’âge des transformations accélérées du corps. Le jeune acquiert lentement une maturité sexuelle qui le propulse dans les interactions sociales. À cet égard, plusieurs formes de ritualisation des transformations corporelles seront prises en compte : sexualisation précoce chez les jeunes filles, virilisation des jeunes garçons, tatouage, piercing et conduites à risque, etc. L’adolescence est l’âge des découvertes et de l’expérimentation de soi. Plusieurs pratiques rituelles suivent les voies de l’initiation. En fait, nous désirons ouvrir ce colloque à toutes les problématiques qui touchent les rites à l’adolescence : rites scolaires, bal de finissants, rites de premières fois, rites alimentaires, rites sportifs, rites de consommation de produits toxiques, rites sexuels, rites religieux, rites avec l’usage de l’Internet, rites de lecture, rites et imaginaire, rites et cinéma, etc.
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